Modern and Contemporary Art

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Adeline BISCH BALERNA

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Highlights

Rudolf Schlichter (1890-1955), Madonna and Child and Woman and Child, oil on canvas, both sides, monogrammed, 165x66 cm

Provenance: Artist's family 

Note: This work illustrates the artist's return to spirituality through his Catholic faith. In this work, he parallels the Virgin and his wife Speedy, elevating the latter to the rank of a sacred figure. This painting is a testimony to his deep and idealized love for Speedy, who occupies a prominent place in his life and work.
90000

Georges Mathieu (1921-2012), Ombre d'été, huile sur toile, signée, 73x92 cm 

Provenance: Acquis à la Galerie Semiha Huber à Zürich le 4.12.1987 par l'actuel propriétaire

110000
Jean-Pierre Pincemin (1944-2005), Sans titre, 1985-94huile sur papier marouflée sur toile, signée au verso, 160x120 cm

Provenance directe de l'artiste; Acquis auprès de la Galerie Alice Pauli, Lausanne en février 1999 par Jean-Louis Roy (1938-2020)

L'œuvre est accompagnée d'une attestation d'Alice Pauli certifiant la provenance datée du 4 février 2021
48000

Hans Hartung (1904-1989), "T1972 - H17", 26 December 1972, acrylic on canvas, signed and dated 72, 81x100 cm

This work is listed in the archives of the Hartung Bergman Foundation and will be included in the artist's catalogue raisonné in preparation.

Provenance: Maeght Gallery, Zurich, 1973; Acquired from the Semiha Huber Gallery in Zurich on 27 June 1988 by the present owner.

Exhibition:  Hans Hartung, Recent Paintings, Maeght Gallery, Zürich, 1973

Bibliography:  Peter Althaus, Hartung, Werner Rusche, Cologne, 1973

The work entitled T1972-H17 does not have a traditional title but a temporal data like all the paintings in his production, in order to give no limit to the viewer's perception.

It was in the 1970s, at the height of his international recognition that Hartung began to paint his last and most experimental works. In constant renewal, he makes or modifies tools such as vine sprayers, rakes and rubber whips that replace the brush. After being the founding father of Lyric Abstraction, he became in this last period one of the first gestural artists of Action Painting. 

His palette, characteristic of the Post Pop Art period, is bright, acidic, and only reinforces the power of the visual impact and the vitality that emanates from the canvas.

Hartung did not believe in automatism but wanted to bring out the emotions of the soul with control, even in the speed of gesture.

"Energy is a force that can be incorporated in any form and take on any aspect".

170000

Antonio Saura (1930-1998), "Portrait 4/89", 1989, huile sur toile, signée et datée, 73x60 cm

Cette œuvre sera incluse au Catalogue raisonné de l'Œuvre peint en préparation auprès de la Fondation Archives Antonio Saura à Genève sous la référence :RIMT@1989.PORTRAIT 4/89.20f.ROD.ST.sine CERT.24.08.21

Provenance: Galerie Stadler, Genève, le 16.08.1989, resté dans la famille jusqu'à ce jour 

Né en 1930, Antonio Saura grandit en Espagne au moment où Franco prend le pouvoir. Très jeune, les atrocités qu'engendre la didacture le traumatise, d'autant qu'il est issu d'une famille cultivée qui partage avec lui son désarroi devant les bombardements (celui de Guernica entre autres en 1937) et les monstruosités du régime franquiste. L'exécution en pleine rue d'un homme étêté par une rafale de mitraillettes le bouleversera durablement, entre autres...
D'une santé vacillante, il contracte notamment la tuberculose qui le contraint à l'isolement pendant plusieurs années, isolement durant lequel il va pouvoir trouver dans la peinture, en autodidacte, un moyen d'exprimer son vécu.
La peinture de Saura est imprégnée de ces blessures du passé: La série de "Foules" (Lot 103), fait écho à une angoisse du vide, que l'artiste exprime en saturant l'espace par l’accumulation de personnages. 
Fasciné, mais aussi effrayé par l’abstraction qu’il assimile à une manifestation du néant, l’artiste ordonne sa peinture grâce à une structure figurative. Ces archétypes lui permettent de contenir le « chaos ». 
Dans la série des "Portraits" (Lot 104), la dualité entre structure et désorganisation, ressemblance et dissemblance, humanité et déshumanité crée une ambiguïté de perception déstabilisant le spectateur. "Le corps de femme...est un appui structurel à l'action, pour éviter de me perdre, de m'enfoncer dans une activité picturale incontrôlée, où le chaos et la démesure annuleraient l'affirmation.[...].Un geste appelle d'autres gestes, et de l'accumulation vertigineuse régie par une logique "mathématico-biologique"...surgit la construction inconnue, le miracle ou le désastre."*R.M.Mason, Saura peintures 1956-1985, Genève 1989


55000
Théo Van Rysselberghe (1862-1926), "Barques de pêche zeelandaises", 1906, huile sur toile marouflée sur carton, monogrammée et datée, 50,5x61 cm

Exposition: Galerie Georges Giroux; Centenaire de Van Rysselberghe, Gand, 1962

Provenance: Collection Catherine Gide, héritage de Théo Van Rysselberghe (son grand-père) et André Gide (son père)

Originaire de Gand en Belgique, Théo Van Rysselberghe, proche de Paul Signac, adhère aux théories du néo-impressionnisme et utilise très tôt la technique divisionniste en découvrant les œuvres de Georges Seurat. Comme Signac et Seurat, il apprécie particulièrement les vues marines et voyage souvent sur les bords de la mer du Nord. Vers 1900, sa technique s’éloigne peu à peu du premier divisionnisme et redevient plus classique. Sa touche s’élargit, comme on peut le voir ici avec ces barques de pêcheurs à Zélande (Hollande), proche de la jetée

60000
Simon-Albert Bussy (1870-1954)Deux grandes aigrettes, huile sur toile, monogrammée, 41x33 cm

Provenance: André Gide, puis collection Catherine Gide 

Exposition: "Collection Catherine Gide", Villa Théo - Le Lavandou, 09.06.2020-26.09.2020

Note: Cette oeuvre est visible dans l'appartement d'André Gide rue Vaneau à Paris dans le film de Marc Allégret "Avec André Gide", 1952

Proche du groupe des Nabis conduits par Maurice Denis, Simon-Albert Bussy entre en 1895 à l’atelier de Gustave Moreau, à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il se lie d’amitié avec Henri Matisse, Charles Guérin, et aussi avec Auguste Bréal, ancien condisciple d’André Gide à l’Ecole alsacienne. Bréal va alors servir par deux fois d’intermédiaire : d’abord, ami de la famille anglaise des Strachey, il permet à Bussy, venu à Londres en 1901 pour une exposition, de rencontrer Dorothy Strachey qu’il épouse en 1903, le couple s’installant peu après à Roquebrune. Ensuite, lorsqu’en juillet 1918 le couple Bussy séjourne en Angleterre et que Gide est à Cambridge en compagnie de Marc Allégret, Bréal va présenter Dorothy à Gide qui est à la recherche d’un professeur d’anglais. Elle va devenir la traductrice attitrée des œuvres de Gide en anglais. Gide va ainsi devenir un ami du couple Bussy, et faire, à partir de 1920, de fréquents séjours à Roquebrune. Gide, qui avait une âme de naturaliste, fut particulièrement sensible aux pastels d’animaux réalisés par Simon Bussy ; en 1948, il écrit ainsi en préface au catalogue de son exposition : « Il semble, devant chaque forme vivante, se demander : “Et toi ! Qu’est-ce que tu as à me dire ?” Et la mygale, le crabe, le scorpion s’immobilise et livre son secret. » C’est en février 1941 que Gide, réfugié à Cabris, va demander à Bussy de faire le portrait de sa fille Catherine.

C’est aux Bussy que Gide dut de connaître le peintre belge Jean Vanden Eeckhoudt ; par ailleurs ami de Théo Van Rysselberghe, celui-ci s’installa à Roquebrune en 1915 avec sa femme et ses deux enfants, Jean-Pierre et Zoum qui devait devenir peintre à son tour.


60000

Walter Richard Sickert (1860-1942), Le Pont du Rialto et le Palais de Cammerlenghi, circa 1901, huile sur toile, signée, 71x52 cm

Provenance: André Gide (acquis par l'écrivain en 1902/1903), puis collection Catherine Gide

Bibliograhie: Pierre Masson et Olivier Monoyez, André Gide et les peintres, Lettres inédites, Gallimard, 1919, ill. p.52

C’est en mai-juin 1882, au cours d’un séjour à Londres en compagnie de peintres comme Rodin, Fantin-Latour, Helleu, que Jacques-Émile Blanche fait la connaissance de Walter Sickert et de Whistler, ce dernier étant leur maître à tous deux. Peu de temps après, en 1885, Sickert s’installe à Dieppe où, fondant une nouvelle famille, vivant dans des conditions financières difficiles, il va séjourner, avec quelques interruptions, près de trente ans. C’est là que Blanche, venant presque en voisin de sa demeure d’Offranville, va devenir son ami, son disciple et son protecteur,

À partir de 1901, la vie de Gide se fait un peu moins nomade. Ayant vendu le château de La Roque, il vit davantage à Cuverville, auprès de Madeleine qui n’aime rien tant que sa demeure familiale. De là, il lui est facile de rendre visite à Blanche, à sa résidence d’été d’Offranville, et de se laisser entraîner par lui jusqu’à Dieppe. Le 12 août, la rencontre entre Gide et Sickert a lieu par le biais de Blanche.

 Gide est suffisamment séduit pour désirer acquérir plusieurs oeuvres de Sickert : cinq en 1902, quatre en 1903, sept dessins en 1904 et encore deux tableaux les deux années suivantes. Ces achats sont aussi une forme de soutien à l'artiste en difficulté financière, comme Gide le fit tout au long de sa vie envers des créateurs, qu’ils soient peintres ou écrivains. Parmi ces toiles, beaucoup de vues de Venise, où Sickert séjourne à plusieurs reprises de 1895 à 1904. En 1903, Sickert écrit à Gide à propos de notre tableau: "Voulez-vous me prêter le Rialto et Santa Maria Formosa pour la Société Nouvelle?" (André Gide et les peintres, Lettres inédites, Paris, Gallimard, 2019, p. 51).

Cette toile est restée dans la famille Gide jusqu'à ce jour. Elle a été exposée au Lavandou, dans la villa Théo, durant l'été 2020, dans le cadre de l'exposition Catherine Gide
65000

Berthe Morisot (1841-1895), "Dog with a ball", oil on canvas, signed, 45x41 cm

Bibliography: Alain Clairet, Delphine Montalant and Yves Rouart, Berthe Morisot, 1841-1895, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, Collection le catalogue, CERA-nrs éditions, Montolivet, 1997, p. 234 n°244

43000

Auguste Rodin (1840-1917), "Jeunesse triomphante" (Triumphant Youth) or "Baiser de l'aïeule" (Ancestor’s Kiss), bronze sculpture with dark brown patina, signed, sand casting executed by the Fumière & Gavignot foundry between 1908 and 1918, 52,3x46x35,5 cm

Notice of inclusion in the

150000
Jose-Maria Sicilia (1954), "Untitled, No.6 Orange", 2002, mixed technique on wax 184x154 cm

Provenance: Art&Public, Geneva, 2002, inventory no. 07098

22000
Salvador Dali (1904-1989), "Les trois archanges, Raphaël, Michel et Gabriel", 1954, dessin à l'encre noire et encre sépia sur carton, signé et daté dans un cartouche,  50,2x75,5 cm 

Certificat de Monsieur Nicolas Descharnes, 6 mai 2021, no. d'archives d3799_1954

Provenance: comte et comtesse d'Escayrac, acquis avant 1963  

En 1951, Dali présente son Manifeste Mystique à Paris. Cette publication mettra un terme à sa période Surréaliste pour donner place à une période « Mystique nucléaire » amorcée déjà depuis 1938 et qui durera plus de 30 ans. Ce changement est animé par une quête intime de la foi, étant non croyant, mais cherchant à combler un certain vide existentiel. Marqué par les attaques nucléaires de 1945 au Japon Dali donnera une orientation métaphysique à sa soif d’absolu en explorant les progrès des scientifiques de son temps : « La vision de la matière constamment en processus de dématérialisation, de désintégration montrant ainsi la spiritualité de toute substance »

A partir de cette période, son œuvre devient plus philosophique, plus intime, et inspirée de motifs empruntés au Christianisme, religion dans laquelle l’artiste est bercé depuis l’enfance. « Si on ne croit en rien, on ne peint rien, presque rien ».

Pour l'artiste, réussir à trouver la foi serait « un état de grâce ». Il trouvera finalement son chemin vers Dieu par les êtres célestes en particulier les anges «... Je peux sentir que les anges m’amènent à Dieu… J’ai l’intuition des anges, mais je n’ai pas l’intuition de Dieu ».

Cette œuvre, emblématique de cette quête spirituelle, est réalisée seulement 3 ans après la publication de son Manifeste Mystique. Inspirée de la Renaissance italienne qui fera tant l’admiration du maître, elle représente de gauche à droite les Archanges Raphaël, Michel et Gabriel. Raphaël, dont le nom signifie « Dieu guérit » est le Saint patron des guérisseurs et des voyageurs. Il pose sa main gauche sur l’épaule de Saint Michel en tant que guide. Saint Michel, dont le nom signifie « Qui est comme Dieu » pointe son index vers le Divin. Il est considéré comme celui qui empêche les légions démoniaques de submerger le monde. Enfin, Saint Gabriel, qui signifie « Force de Dieu » est l’Archange de l’Annonciation, et est représenté ici selon l’iconographie de la Renaissance italienne, agenouillé.

« Après la mort il n’y a que les anges qui sont vraiment l’antimatière, les antiprotons ».

Robert Descharnes, Dali, L’œuvre et l’homme, Ed. Trois continents, Lausanne, 1984 ; Julien Leloup, Dali, Surréaliste et Mystique, 2019 (Interviews de l’artiste)

110000

Alighiero Boetti (1940-1994), "Mistico romantico", 1994, broderie sur lin, 17x17,7 cm

Certificat d'inclusion dans les Archives Alighiero Boetti, 22 avril 2021, no. 9839

Provenance : Galerie Guy Bärtschi, Genève, 1999; collection privée suisse
33000

Gen Paul (1895-1975), "En écoutant les petits oiseaux", huile sur toile, signée, contresignée et titrée au verso, 100x72,5 cm 

17000
Henri Baptiste Lebasque (1865-1937), "Jeune fille à l'ombrelle sur la terrasse", huile sur toile, signée, 47x55 cm

Avis d'inclusion dans le catalogue raisonné de Denise Bazetoux, Maisons-Lafitte, 29 novembre 2008

* Pour ce lot, la TVA due par l'acheteur est calculée sur le prix d'adjudication augmenté de l'échute, soit un total de 32.47% TTC.
19000
Fernand Léger (1881-1955), Composition abstraite, c. 1938, gouache sur papier, monogrammée, 31x23,5 cm 

Certificat du Comité Léger, no. FL-2020-02-000242 du 26.02.2020
33000
François-Xavier Lalanne (1927-2008), Pigeon, sculpture in gilt bronze and patinated copper with opaline glass chest forming a table lamp, with monogram, Artcurial stamp and numbered 167/900, 22x27x13,5 cm 

Artcurial certificate dated 22 April 1992
28000
Serge Poliakoff (1900-1969), "Composition murale", 1966, tempera sur papier marouflée sur toile, signée, mentionnée "tempera", 92x73 cm 

Bibliographie: Alexis Poliakoff: Serge Poliakoff: Catalogue raisonné, Volume V, 1966-1969, Archives Serge Poliakoff, Paris, 2016, p. 94, no. 66-43, Archives: 966100

Provenance: Galerie Alice Pauli, Lausanne, cat no. C660518

Exposition: Kunstmuseum, Saint-Gall, "Serge Poliakoff", 1966; Galerie Cavalero, Cannes, "Mur Cavalero", 02.05.1967-10.06.1967;  Galerie Cavalero, Cannes, "Serge Poliakoff", 11.06.1967 au 31.07.1967


95000

Joseph Sima (1891-1971), "Sur un terre-plein désolation de la lumière", 1969, huile sur toile, signée, datée, contresignée, contre datée et titrée au verso, 100x81 cm

Provenance: Galerie Edwin Engelberts, Genève, 1969, no. 8, janvier 1970

Exposition: Exposition Sima, Galerie Engelberts, Genève, Janvier 1970, illustré pl. 8; Exposition "Hommage à Joseph Sima, château de Ratilly, Treigny, 23 juin-15 septembre 1973
180000
Magdalena Abakanowicz (1930-2017), Claire structure, tapisserie en sisal, crin de cheval et corde, titrée, signée, datée 1971 au verso, 145x145 cm 

Provenance: Galerie Alice Pauli, acheté dans les années 70
38000

Bernard Buffet (1928-1999)"Bouquet de tulipes", huile sur toile, signée, datée 1982 et titrée au verso, 81x65 cm

Certificat de la Galerie Maurice Garnier, Paris, 12 novembre 2019

Provenance: Galerie des Chaudronniers, Genève, 16 octobre 1991; Collection privée, Suisse
90000
Albert Gleizes (1881-1953), Trinité ou Le Sacre, huile sur toile, signée et datée 44, contresignée et datée sur le châssis, 172x135 cm
Historique: Galerie Spiess, Paris, étiquette au verso; Vente Hôtel des ventes, Enghien, 20.03.1987, no. 62; Vente Drouot-Montaigne, Paris, 21.11.1988, no. 52; Vente Drouot-Montaigne, Paris, 20.03.1990, no. 98; Vente Drouot, Paris, 23.03.1992, no.164; Vente Drouot-Richelieu, Paris, 14.06.1993, no. 24
Exp.: Lyon, 1947, no. 79
Littérature: Anne Varichon, Albert Gleizes. Catalogue raisonné, vol. II, Fondation Albert Gleizes et Somogy, Paris, Cat. no. 1702, p.552
40000
Kehinde Wiley (1977), "Alegoria a lei do Ventre Livre", 2009, huile sur toile, signée au verso, 183x153 cm 

Bibliographie: Connie H. Choi, Kehinde Wiley: A New Republic, Brooklyn Museum & DelMonico Books Prestel, no.28

Etiquette au verso: Roberts & Tilton, Culver City, Reg#6374 
Exposition: Roberts Projects, Kehinde Wiley, The World Stage: Brazil, du 4.04.09 au 30.05.2009

Note: Le cadre existe mais nécessite des réparations

Kehinde Wiley, portraitiste afro-américain né en 1977, lance le projet « The World Stage » en 2006 interrogeant la question de l’identité, de la masculinité et du pouvoir à travers la représentation de l’homme noir issu de la diaspora. Le lot proposé à la vente fait partie de la série « Brazil » (2009). L’artiste y dépeint un jeune afro-brésilien habitant des favelas de Rio de Janeiro. 
Représentatif des travaux de Wiley, le modèle non-professionnel prend volontairement une posture héroïque, ici caractéristique des statues nationalistes érigées dans les rues de la métropole. Trop souvent omis de l’histoire de l’art occidentale, l’artiste renverse les codes de la peinture classique en plaçant l’homme noir en position de domination. Le panneau brandit par le sujet fait d’ailleurs référence à la loi Rio Branco proclamée en 1871 qui déclare tout enfant né de parents esclaves libre. Le modèle devient ainsi une figure symbolique, évocatrice du lourd passé colonial et des inégalités raciales toujours à l’œuvre dans le pays.
Au-delà des références aux maîtres anciens, Wiley met en avant la culture populaire contemporaine, aussi bien que brésilienne. D’une part les vêtements portés par le jeune homme rappellent le modèle américain de consommation de masse. D’autre part, les éléments décoratifs peints en arrière-plan évoquent les imprimés textiles sud-américains, contrastent avec la puissance de la figure masculine. 
Sa grande maîtrise technique associée à une démarche artistique forte valent à Wiley d’être choisi en 2016 par le président Barack Obama pour exécuter son portrait officiel. L’œuvre est exposée à la National Portrait Gallery de Washington depuis 2018.


100000
Chu Teh-Chun (1920-2014), "Une obscure clarté III", huile sur toile, signée et datée (19)84, contresignée, datée et titrée au verso, 129,5x96,5 cm
Provenance:
- galerie Pierre Huber, Genève;
- collection Ernst Graf, Genève;
- collection particulière, Genève

Chu Teh-Chun naît dans une famille de médecins, empreinte de culture traditionnelle, où, depuis deux générations, on collectionne la peinture des maîtres chinois. Dès ses quinze ans, Chu apprend les techniques de la peinture traditionnelle chinoise et de la calligraphie. Ensuite, suivant l'enseignement de Lin Fengmian à l'Académie de Hangzhou, il apprend le style et les techniques de la peinture occidentale.

Après un brillant début de carrière en Chine - il est professeur titulaire dès 1942 - il émigre en France où il arrive en 1955. C'est à Paris qu'il découvre l'art abstrait et qu'il s'insère avec succès dans le mouvement de l'Abstraction lyrique. Cette forme d'expression, laissant le geste libre, dont l'essence est la notation directe de l'émotion, lui permet de renouer avec les bases de sa culture visuelle, soit la calligraphie et la peinture traditionnelle chinoise faite de traits souples et de notations colorées fluides et légères.
A propos de l'abstraction, Chu disait: «On compose son œuvre en déposant de manière un peu lyrique des morceaux de couleurs sur la toile, c'est exactement ce que font les compositeurs qui jouent avec des notes de musiques pour réaliser leur chef d’œuvres.»

La série de paysages abstraits intitulée "Une obscure clarté" est faite de variations sur le thème de l'aube et du crépuscule. La lumière naissante ou évanescente s'oppose à l'ombre, tout en s'y unissant. On y retrouve les notations gestuelles noires, calligraphiques, chères à Chu, ainsi que les couleurs posées en impasto, vives, aiguës, jouant avec des couleurs assombries, graves, posées de manière fluide et gestuelle. Les références à la peinture chinoise traditionnelle sont présentes, telle l'utilisation d'un pigment vert minéral typiquement chinois, ou encore de l'encre de Chine pour renforcer les zones sombres.
650000
Geneviève Asse (1923),  Espace vertical II, huile sur toile, signée et datée 82 au verso, titrée sur le châssis, 120x120 cm
Étiquette au verso: Galerie Krugier n°JK3509
L'oeuvre est accompagnée d'une attestation certifiant son authenticité


21000