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Adeline BISCH BALERNA

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Highlights

Pierre Louis De la Rive (1753-1817), « Les pendants Watteville », 1795, Pied du Jura, au-dessus de Trélex (Le matin) et Vue du bas de Tivoli avec pêcheurs, personnages vaches et chien (Le soir), paire d'huiles sur panneau, 55,5x75 cm

Provenance: Acquis de l’artiste en mai 1795 puis mars 1796 par Hans Rudolf von Frisching pour son château de Rümligen (Berne); Nicolas Rodolphe de Watteville puis par descendance

Expertise: Certificat de Patrick-André Guerretta daté du 29 mai 2020

Cette paire est parfaitement inédite. Le commanditaire, Hans Rudolf von Frisching (1761-1838), héritier de la seigneurie de Rümligen, ancien officier à la garde suisse en Hollande et membre du Grand Conseil de Berne, est son meilleur client cette année-là (1795). Certains De la Rive achetés par Frisching sont toujours conservés aujourd’hui dans l’ancien hôtel familial à la Junkerngasse à Berne (aujourd’hui Maison Béatrice de Watteville, propriété de la Confédération).

Quant au style, il s’agit là d’un parfait exemple d’œuvres en pendants de la période bernoise destinées à l’oligarchie contre-révolutionnaire (De la Rive avait émigré à Berne en mai 1794 pour fuir la Révolution genevoise), période mélangeant souvenirs du hollandisme (tableau matinal) et ciels dits « italiques » (tableau vespéral), avec luminosité en contrepoint.

Nous remercions le Docteur Patrick-André Guerretta pour la rédaction de cette notice
65000
Ernest Biéler (1863-1948), Le vieux Laurent, aquarelle sur papier, signée, 30x30 cm 

Provenance: Galerie A. Gattlen, Lausanne, Inventaire 2008, Photo 10008; Collection vaudoise 

Annotation au verso: Souvenir de P. Virchaux, Nov. 1931
110000
Anne Rosat (1935), Scènes de vie dans les Alpes (marché aux bêtes, l'Inalpe, la récolte, la fête du village...), important découpage et collage en couleur dans une frise décorative, signé et daté 1976, 80x59,5 cm
13000
Félix Vallotton (1865-1925), "La Seine à Valvins", 1901, huile sur carton, signée et datée 01, 36x61 cm

Provenance: Succession F. Vallotton, no. 233; Galerie Vallotton, Lausanne, no. 677 "Bord de Seine"; Jean Descoullayes, Lausanne, 1938, puis par héritage jusqu'au descendant actuel (Collection vaudoise)


Bibliographie: Marina Ducrey, Félix Vallotton 1865-1925, L'oeuvre peinte II, catalogue raisonné première partie: 1878-1909, Institut Suisse pour l'étude de l'art, Lausanne, 2005, ill. p. 221

Expositions: Paris, no. 42 "La Seine", 1903; Munich/Dresde, 1910; Winterthour, no. 56, "Bord de la Seine" (décrit à tort comme gouache), 1926; Lausanne/Berne, no. 12/ 15 "Bords de la Seine"; 1927; Zurich, no. 33 "An der Seine", 1928; Genève, no. 17, 1928; Paris, no. 44, 1929; Genève, no. 2, "Bords de la Seine", 1932

« Je rêve d’une peinture dégagée de tout respect littéral de la nature, je voudrais reconstituer des paysages sur le seul secours de l’émotion qu’ils m’ont causée, quelques grandes lignes évocatrices, un ou deux détails, choisis, sans superstition d’exactitude, d’heure ou d’éclairage. »* A partir de 1901, Félix Vallotton élabore un nouveau mode de représentation très moderne du paysage, basé sur des recherches de minimalisme découlant directement de son expérience nabie. Privilégiant les aplats, les grandes lignes simplificatrices, il se dédouanera de toute représentation réaliste en évinçant les informations atmosphériques, de temps et de profondeur dans ses paysages. Ces paysages appartenant à une période de maturité seront baptisés « Paysages composés » et ce mode de représentation ne le quittera plus jusqu’à sa mort. Cette œuvre est un parfait témoignage d'une révolution dans la représentation du paysage chez l’artiste. Datée de 1901, elle s’inscrit parmi les premiers paysages dit «composés». Elle est exécutée à Valvins en bord de Seine, non loin de la forêt de Fontainebleau, lieu emblématique pour tous les artistes de la fin du XIXe siècle. Sa représentation des lieux tend à une recherche de synthèse. Aucun élément ne permet de savoir à quel moment de la journée le paysage a pu être exécuté. Les couleurs sont posées en aplats ne laissant d'importance qu’au trait. Vallotton choisit sans doute volontairement des couleurs diamétralement opposées afin d'accentuer le contraste des motifs qui nous apparaissent alors comme des formes, des figures géométriques, plus que des éléments de paysage. A la manière de ses bois gravés, les contours sont précis et la ligne est un élément essentiel. Seul l'élément de la barrière vient rompre la presque parfaite symétrie et suggère la profondeur. Celle-ci amène une succession de plans et de formes. En s'affranchissant de la réalité visuelle par une synthèse des formes et des couleurs, Vallotton s'inscrit comme un précurseur. En effet, cette démarche n'est pas sans rappeler celle des premiers artistes abstraits à partir de 1910. Restée dans la même famille vaudoise depuis plus de 80 ans, cette œuvre emblématique est totalement inédite sur le marché des enchères. *Marina Ducrey, "Félix Vallotton", ed. Edita, Lausanne, 1989
190000
Albert Anker (1831-1910), Portrait de jeune fille, huile sur toile, signée, 51x43 cm
Provenance:  Collection privée suisse; Collection privée Neuchâtel, 1962; Collection B. Schneider, Neuchâtel
Littérature: Sandor Kuthy et Thérèse Bhattacharya-Stettler, Albert Anker 1831-1910, Catalogue raisonné des peintures et études à l'huile, Kunstmuseum Bern, 1995, n°621, ill. p.259
160000
Albert Anker (1831-1910), Marie Anker écrivant, huile sur toile, datée "Jahr 1880", 23,5x37 cm 

Note: Selon le catalogue raisonné, il existerait trois version de Marie Anker écrivant

Bibliographie: Sandor Kuthy, Therese Bhattacharya-Stettler, Albert Anker: Catalogue raisonné des peintures et des études à l’huile, Berne, 1995, ill., p.151, n°276; Max Huggler, Hugo Wagner, Katalin von Walterskirchen, Albert Anker, Katalog der Gemälde und Ölstudien, Bern 1962, Nr. 243; Conrad von Mandach, 136 Gemälde und Zeichnungen von Albert Anker, Zürich, 1941, n°23

Exposition: Pfäffikon, 1991, n°41; Zürich, 1985, n°57; Guebwiller, 1985, n° 57; Berne 1985, n°57; Berne, 1928, n°61

Provenance: Succession Anker, restée dans la famille jusqu'à ce jour
280000
Albert Anker (1831-1910), Vielle femme au rouet, aquarelle sur papier, signée et datée 1909 en bas à droite, 26x36 cm (à vue)
Monsieur Bernard Wyder a aimablement confirmé l'authenticité de cette oeuvre d'Albert Anker d'après photographie. Cette oeuvre provient d'une collection suisse et est vraisemblablement restée dans la même famille depuis le début du XXe s.
60000
François Bocion (1828-1890), Au bord du lac, huile sur toile, signée et datée 28.3.84, 41x69 cm 

Littérature: Oeuvre en lien avec Michel Reymondin, Catalogue raisonné de François Bocion, Editions Inmerc, 1989, p.57

Cette paisible représentation du Léman, le captant de manière sensible dans l'instant présent, est tout à fait emblématique de l'oeuvre de François Bocion. L'artiste vaudois, dévoué au Haut-Léman, a montré un intérêt particulier pour cette vue du quai d'Ouchy comme le témoignent les trois versions connues qu'il réalisa entre 1884 et 1887, et que seuls de menus détails séparent. Notre oeuvre apparaît alors comme un maillon essentiel de la réflexion de l'artiste sur ce sujet de prédilection.
70000

Charles Giron (1850-1914), Berceau de la Confédération, le lac des Quatre-cantons, huile sur toile, monogrammée, 41x80 cm

Il s'agit de l'étude préparatoire définitive pour la salle du Conseil National du Palais Fédéral.

En 1899, sur commande du Département fédéral de l’Intérieur, C. Giron est chargé de réaliser une grande peinture destinée à orner la salle du Conseil National au Palais Fédéral à Berne.

Artiste engagé et défenseur de Ferdinand Hodler, Giron présente une composition tout à fait originale, une image calme et protégée du site, sans signe de modernisation. Sa proposition aux couleurs éclatantes et harmonieuses est en effet audacieuse au regard des plans initiaux de l’architecte. Loin des clichés romantiques du XIXe., Giron établit un rapport d’équilibre et de sérénité entre la grandeur physique de la nature et l’homme, concept soutenu par l’insertion de la figure féminine qui se dégage des nuages.

"Au premier plan, on reconnaît la prairie du Grütli avec sa magnifique vue sur le lac des Quatre-Cantons. C’est sur cette prairie que les trois Confédérés se sont réunis en 1291 pour prêter serment et fonder notre Confédération. À l’arrière-plan, la bourgade de Schwyz au pied du massif montagneux des Mythen. Dans le nuage blanc au-dessus du Grütli, on peut distinguer un corps de femme, un rameau d’olivier en or dans la main: c’est l’ange de la paix". 

Giron écrit lui-même de son œuvre dans une lettre adressée au conseiller fédéral Ruchet en 1905 : « Elle est telle que je l'ai voulue, chose bien rare dans l'existence d'un artiste ».

Provenance: par tradition familiale, ce tableau a été offert par l’artiste au Président de la Confédération A. Lachenal. Il est resté par héritage dans la famille jusqu'à ce jour.

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Bibliographie: C. Villa, in: La peinture suisse entre réalisme et idéal (1848-1906), Musées d’art et d’histoire, Genève, 1998; C. Villa, in :Die Erfindung der Schweiz, 1848-1998. Bildentwürfe einer Nation. Schweizerisches Landesmuseum, Zurich, Chronos,1998; C. Villa, Charles Giron, mém. lic. Genève, 1997; Fonds Giron, BGE, département des manuscrits; Documentation des services du Parlement ; Image de la salle du Parlement DR.

430000