Tableaux

Giovanni Paolo Panini (1691-1765), “Rovina e Piramide Cestia”, olio su tela, 65,5 x 50 cm

Bibliografia: Ferdinando Arisi, Gian Paolo Panini e i fasti della Roma del '700, Ugo Bozzi Editore, Roma, 1986, p. 384, n. 305, ill.

Provenienza: Christie's, Londra, 4 agosto 1871, n. 163; Christie's, Londra, 13 marzo 1960, n. 36; Sotheby's, Londra, 9 dicembre 1981, n. 106; Collezione di un collezionista ginevrino.

Sul verso: iscrizioni “Par J. P. Panini en 1730; Cabinet de Mr [...]”.

Lot 2027
Estimate
CHF 20 000 - 30,000
Adjudicated(excl. fees)
CHF 19 000

Description

Giovanni Paolo Panini (1691-1765), “Rovina e Piramide Cestia”, olio su tela, 65,5 x 50 cm

Bibliografia: Ferdinando Arisi, Gian Paolo Panini e i fasti della Roma del '700, Ugo Bozzi Editore, Roma, 1986, p. 384, n. 305, ill.

Provenienza: Christie's, Londra, 4 agosto 1871, n. 163; Christie's, Londra, 13 marzo 1960, n. 36; Sotheby's, Londra, 9 dicembre 1981, n. 106; Collezione di un collezionista ginevrino.

Sul verso: iscrizioni “Par J. P. Panini en 1730; Cabinet de Mr [...]”.

Condition report

The work has been relined, but we did not detect any tears that would have justified this intervention. The work has a good planarity and the paint layer a good adhesion There are slight stretcher marks and a network of age-related cracks. The red primer is slightly visible at the cracks and in the sky, where the paint layer is slightly depigmented. In the sky, there are retouches in the form of transparent sprays to enhance the layer's coverage. These do not appear to mask any gaps or defects, but rather slight wear. There is a yellowed layer of varnish.

Extra information
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Giovanni Paolo Panini (1691-1765) - «Ruine et la pyramide Cestia»

Cette œuvre de Giovanni Paolo Panini, intitulée Ruine et la pyramide Cestia, illustre l'approche distinctive de l'artiste dans la représentation de paysages architecturaux imaginaires, mêlant des éléments antiques à des scènes de genre. Datée aux alentours de 1730, cette peinture témoigne de la maîtrise de Panini dans l'art du capriccio, combinant des structures architecturales fantaisistes et des figures animant la composition. Les premières œuvres de Panini se distinguent par une utilisation puissante de la couleur. Par exemple, le rose vibrant de la robe de la femme au premier plan est caractéristique de sa palette dans les années 1720. La forme du vase représenté rappelle vaguement le vase Borghèse, bien que Panini s'inspire également des compositions de Giovanni Ghisolfi, un peintre milanais spécialisé dans les capricci architecturaux, dont l'influence est notable dans les débuts de sa carrière et parfois même ultérieurement. Un élément particulièrement intéressant est le motif du satyre poursuivant une nymphe, qui n'apparaît pas sur le vase Borghèse original, mais que Panini intègre fréquemment sous forme de reliefs plats dans les années 1730. Ce motif ne se base pas sur une source romaine spécifique, mais constitue une improvisation de l'artiste, reflétant sa créativité dans l'élaboration de détails ornementaux. Les deux têtes sculptées situées en dessous sont inhabituelles, suggérant également une improvisation artistique. Le groupe de jeunes gens conversant avec un soldat est un thème récurrent chez Panini, témoignant de l'influence de Ghisolfi. Cette scène est rendue avec une grande fluidité, sans hésitation ni lourdeur, démontrant la maîtrise technique de l'artiste. Contrairement aux œuvres d'atelier produites en série dans les années 1740, souvent caractérisées par des répliques fidèles mais quelque peu laborieuses, ce tableau présente une exécution rapide, presque spontanée, révélant une habileté remarquable et des variations inventives sur des thèmes familiers à Panini, tels que la pyramide de Cestius et le bassin rocheux. Nous remercions M. David Marshall pour l'aide apportée à la rédation de cette notice. Un dossier détaillé est disponible sur piguet.com

Collection d’un amateur Genevois

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