John Armleder (1948), "Sans titre", 1983, huile sur toile, signée, monogrammée et datée au verso, 120x65 cm
Provenance: Galerie Malacorda, Genève
Au verso: étiquette de la Galerie Marika Malacorda, Genève
Figure majeure de la scène artistique suisse contemporaine, John Armleder fonde à Genève en 1969, avec Patrick Lucchini et Claude Rychner, le groupe Ecart. À la fois collectif, espace d’exposition et maison d’édition, Ecart devient durant les années 1970 l’un des principaux relais européens des pratiques liées à Fluxus et contribue à inscrire Genève dans un réseau international d’échanges artistiques.
À partir de la fin des années 1970 et surtout au début de la décennie suivante, Armleder réinvestit le vocabulaire de l’abstraction moderniste. Formes géométriques, surfaces monochromes et motifs élémentaires sont repris avec une distance volontaire, entre hommage, citation et remise en question des notions de style et d’originalité. Cette réflexion se développe parallèlement à ses premières Furniture Sculptures, commencées en 1979, dans lesquelles peintures et objets du quotidien sont associés au sein d’un même dispositif.
Réalisée en 1983, la présente œuvre appartient pleinement à cette période déterminante. Sur un fond bleu-gris uniforme, trois lignes verticales jaunes, parallèles et rapprochées, sont recoupées par deux segments horizontaux disposés à des hauteurs différentes. L’extrême économie des moyens, la précision de la construction et l’asymétrie de la composition renvoient au langage de l’abstraction géométrique et constructiviste, tout en révélant la manière dont Armleder en détourne les codes. La peinture n’affirme plus un idéal moderniste de pureté formelle, elle devient un répertoire de signes disponibles, susceptibles d’être cités, déplacés et réinterprétés.
Cette approche place Armleder parmi les artistes qui, au début des années 1980, renouvellent le regard porté sur l’abstraction géométrique et préfigurent les recherches bientôt associées au courant Neo-Geo. L’année 1983 correspond précisément à l’intensification de ces recherches dans son œuvre.
La provenance de la Galerie Marika Malacorda est particulièrement significative. Acteur important de l’avant-garde genevoise, proche du réseau d’Ecart et de Fluxus, Marika Malacorda accompagne très tôt le travail d’Armleder, dont elle édite des œuvres dès la fin des années 1970 et qu’elle expose régulièrement au début des années 1980.
John Armleder (1948), "Sans titre", 1983, huile sur toile, signée, monogrammée et datée au verso, 120x65 cm
Provenance: Galerie Malacorda, Genève
Au verso: étiquette de la Galerie Marika Malacorda, Genève
Figure majeure de la scène artistique suisse contemporaine, John Armleder fonde à Genève en 1969, avec Patrick Lucchini et Claude Rychner, le groupe Ecart. À la fois collectif, espace d’exposition et maison d’édition, Ecart devient durant les années 1970 l’un des principaux relais européens des pratiques liées à Fluxus et contribue à inscrire Genève dans un réseau international d’échanges artistiques.
À partir de la fin des années 1970 et surtout au début de la décennie suivante, Armleder réinvestit le vocabulaire de l’abstraction moderniste. Formes géométriques, surfaces monochromes et motifs élémentaires sont repris avec une distance volontaire, entre hommage, citation et remise en question des notions de style et d’originalité. Cette réflexion se développe parallèlement à ses premières Furniture Sculptures, commencées en 1979, dans lesquelles peintures et objets du quotidien sont associés au sein d’un même dispositif.
Réalisée en 1983, la présente œuvre appartient pleinement à cette période déterminante. Sur un fond bleu-gris uniforme, trois lignes verticales jaunes, parallèles et rapprochées, sont recoupées par deux segments horizontaux disposés à des hauteurs différentes. L’extrême économie des moyens, la précision de la construction et l’asymétrie de la composition renvoient au langage de l’abstraction géométrique et constructiviste, tout en révélant la manière dont Armleder en détourne les codes. La peinture n’affirme plus un idéal moderniste de pureté formelle, elle devient un répertoire de signes disponibles, susceptibles d’être cités, déplacés et réinterprétés.
Cette approche place Armleder parmi les artistes qui, au début des années 1980, renouvellent le regard porté sur l’abstraction géométrique et préfigurent les recherches bientôt associées au courant Neo-Geo. L’année 1983 correspond précisément à l’intensification de ces recherches dans son œuvre.
La provenance de la Galerie Marika Malacorda est particulièrement significative. Acteur important de l’avant-garde genevoise, proche du réseau d’Ecart et de Fluxus, Marika Malacorda accompagne très tôt le travail d’Armleder, dont elle édite des œuvres dès la fin des années 1970 et qu’elle expose régulièrement au début des années 1980.