Paire d'aiguières en porcelaine de Chine Qianlong (1736-1795), monture en bronze doré d'époque Louis XV, glaçure bleu poudré, décor de rochers, fleurs et insectes dans des cartouches quadrilobés sur fond de rinceaux de fleurs, le col muni d'un bec retenant des guirlandes fleuries, anse en enroulement agrémentée de feuilles d'acanthe, base mouvementée et ajourée, marque au double cercle sous les bases, h. 21 cm
Provenance: Sotheby's, Paris, 20 avril 2012, lot 85
Paire d'aiguières en porcelaine de Chine Qianlong (1736-1795), monture en bronze doré d'époque Louis XV, glaçure bleu poudré, décor de rochers, fleurs et insectes dans des cartouches quadrilobés sur fond de rinceaux de fleurs, le col muni d'un bec retenant des guirlandes fleuries, anse en enroulement agrémentée de feuilles d'acanthe, base mouvementée et ajourée, marque au double cercle sous les bases, h. 21 cm
Provenance: Sotheby's, Paris, 20 avril 2012, lot 85
les deux vases ont été percés des deux côtés afin d’adapter les montures en bronze doré
éclats et zones repeintes sur la porcelaine sous les montures
plusieurs éclats et défauts de glaçure autour du pied
zones ternies sur les montures en bronze doré
Une collection de vases montés du XVIIIe siècle
Au XVIIIᵉ siècle, les marchands-merciers parisiens occupèrent une place essentielle dans le commerce, l’enrichissement et la diffusion des objets d’art de luxe. Intermédiaires entre collectionneurs, porcelainiers et bronziers, ils contribuèrent notamment à la création de ces objets d’exception associant porcelaines et montures en bronze doré.
Considérée comme une matière précieuse pour sa finesse, sa blancheur et son éclat, la porcelaine chinoise fascinait les amateurs européens. Les productions de Sèvres vinrent bientôt compléter cet engouement. Montées de bronzes dorés aux formes élégantes et savamment travaillées, ces porcelaines devenaient de véritables objets de collection, destinés aux intérieurs les plus prestigieux et témoignant du goût raffiné de l’aristocratie européenne.