Marie Laurencin (1883-1956), Portrait de femme, 1940, crayon de graphite et crayon de couleur sur papier, signé et daté, 16x12 cm
Provenance: Albert Flament, Paris, (acquis directement auprès de l'artiste); Collection Lucien Nouvel, 1956, (par héritage de la provenance précédente), puis resté dans la famille jusqu'à ce jour
Marie Laurencin (1883-1956), Portrait de femme, 1940, crayon de graphite et crayon de couleur sur papier, signé et daté, 16x12 cm
Provenance: Albert Flament, Paris, (acquis directement auprès de l'artiste); Collection Lucien Nouvel, 1956, (par héritage de la provenance précédente), puis resté dans la famille jusqu'à ce jour
L'oeuvre est contrecollé sur un carton
Présence de tâches d'oxydation
Collection Albert Flament (1877-1956)
Trois oeuvres de Marie Laurencin (1883-1956)
Ces oeuvres appartenaient à la collection d’Albert Flament (1877-1956), écrivain, critique d’art et officier de la Légion d’honneur. Proche de nombreuses figures artistiques de son époque, parmi lesquelles Anna de Noailles (tante du vicomte Charles de Noailles), Coletteou encore Marie Laurencin. Il développe avec cette dernière une relation littéraire qui débouche sur une amitié. Leur correspondance témoigne de leur lien profond : l’artiste l’appelle « mon Albert chéri » et, dans une lettre de 1934, lui écrit que « le moindre petit tête-à-tête d’un quart d’heure avec vous me ferait plus plaisir que des rencontres élégantes et vides ». Naturellement, il fait l’acquisition de plusieurs de ses oeuvres (lots 2244 à 2246).
Grand collectionneur, Albert Flamentpossède des oeuvres majeures d’artistes français du XIXe et du XXe siècle comme Renoir, Delacroix, Utrillo et Boudin. A un âge avancé, il se rapproche de Lucien Nouvel, important industriel et entrepreneur immobilier et conclut un accord de lègue de sa collection par viager.
Lucien Nouvel accueil Flament et sa collection dans sa villa « L’Altayr », geste qui touche particulièrement l’écrivain :« J’ai omis de vos exprimer tous mes remerciements de bien vouloir laisser àma disposition, ma vie durant, la totalité de ces objets qui représentent pour moi mes meilleurs amis » (AF, testament,1956). A son décès en 1956, la collection est transmise selon sa volonté à Lucien Nouvel puis à ses descendants.