Enki Bilal (1951), "Bateau", 13.12.1991, technique mixte sur papier (acrylique, encre de chine et pastel), signée, dédicacée et datée, 32x45,5 cm
Provenance: Vente Artcurial, Paris, 23.05.2015, lot no. 230
Note: Cette illustration fait partie du concept "Transit" mis en place en 1992 par Christian Desbois
Enki Bilal (1951), "Bateau", 13.12.1991, technique mixte sur papier (acrylique, encre de chine et pastel), signée, dédicacée et datée, 32x45,5 cm
Provenance: Vente Artcurial, Paris, 23.05.2015, lot no. 230
Note: Cette illustration fait partie du concept "Transit" mis en place en 1992 par Christian Desbois
Enki Bilal (1951), "Bateau"
Enki Bilal, référence incontournable du monde de la bande dessinée, crée dans les années 1980, ses premiers albums qui feront son succès, notamment Partie de chasse et la trilogie Nikopol. Artiste complet, il conçoit également les décors du film La vie est un roman d'Alain Resnais en 1982 avant de se lancer dans la réalisation cinématographique de son premier long-métrage, Bunker Palace Hôtel, achevé en 1989. A cette même période, l’éditeur Christophe Desbois l’oriente vers le domaine des arts plastiques et l’encourage à exposer ses œuvres. Sous son impulsion, Bilal expérimente la peinture à l’acrylique et sort du cadre restrictif de la bande dessinée en réalisant des œuvres de grand format.
Cette œuvre est issue d’une des premières expositions de l’artiste intitulée Transit mise en place par l'éditeur Christian Desbois en 1992 à La Défense. Elle est représentative du style inimitable de Bilal, caractérisé par la présence d'éléments fantastiques associés à des forces mystérieuses. Le design du navire est typique de l’esthétique de Bilal où se mélangent technologie futurisme et rétrofuturisme, architecture et véhicules, rouille et béton, dans un gigantisme renvoyant aux régimes totalitaires [1]. Le cadre très resserré autour du bateau accentue l’impression de monumentalité et d’invincibilité de la machine. La représentation dynamique du navire dans une ligne diagonale, quittant les espaces les plus sombres pour des zones plus claires, alimente cette impression de vitesse et cette sensation d’un sujet prêt à s’extirper du cadre de l’œuvre. Les tonalités de bleu intense, imprégnant la scène, complètent cet environnement sombre et fictif si caractéristique de la production de l'artiste.
[1] Enki Bilal, Mécanhumanimal, Musée des Arts et Métiers, 4 juin 2013 au 5 janvier 2014, dossier de presse, p. 5