DUFOUR (Guillaume-Henri). Cours de tactique. Paris et Genève, Cherbuliez et Cie, 1840. In-8° relié demi-box rouge, dos à nerfs orné et doré, tr. jaunes (Reliure de l'époque). Orné de 21 planches lithographiées numérotées dont 6 dépliantes de plans et de formations militaires. Édition originale de ce classique de littérature militaria écrit par le colonel Dufour qui fit une première carrière militaire en France avant de se charger d'ingénierie et d'enseignement à Genève pour rejoindre la toute nouvelle armée fédérale en 1817. Il y fut nommé en 1828 quartier-maître général de la Confédération (l'équivalent du chef de l'état major général) et participa à plusieurs évènements politico-militaire du XIXe s. Cofondateur de l'école centrale de Thoune en 1819, il assura le poste d'instructeur du génie jusqu'en 1831 et eut pour élève Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III avec qui il entretint des liens sa vie durant. En parallèle de sa brillante carrière militaire il s'impliqua aussi dans la vie politique de Genève et à l'échelle nationale. Plaisant exemplaire malgré qlqs rousseurs et certaines planches brunies
DUFOUR (Guillaume-Henri). Cours de tactique. Paris et Genève, Cherbuliez et Cie, 1840. In-8° relié demi-box rouge, dos à nerfs orné et doré, tr. jaunes (Reliure de l'époque). Orné de 21 planches lithographiées numérotées dont 6 dépliantes de plans et de formations militaires. Édition originale de ce classique de littérature militaria écrit par le colonel Dufour qui fit une première carrière militaire en France avant de se charger d'ingénierie et d'enseignement à Genève pour rejoindre la toute nouvelle armée fédérale en 1817. Il y fut nommé en 1828 quartier-maître général de la Confédération (l'équivalent du chef de l'état major général) et participa à plusieurs évènements politico-militaire du XIXe s. Cofondateur de l'école centrale de Thoune en 1819, il assura le poste d'instructeur du génie jusqu'en 1831 et eut pour élève Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III avec qui il entretint des liens sa vie durant. En parallèle de sa brillante carrière militaire il s'impliqua aussi dans la vie politique de Genève et à l'échelle nationale.
Plaisant exemplaire malgré qlqs rousseurs et certaines planches brunies
Bon état
Reliure :
Dos insolé
Épidermure superficielle en queue du dos
Minimes frottements aux plats
Pages intérieures:
Qlqs rousseurs
Certaines planches légèrement brunies, minimes rousseurs
Page de titre un peu salie
FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE
La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.
Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).
D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.
Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.