VX Collection Minkoff - Tableaux mercredi 21 Septembre, 19h

Meret Openheim (1913-1985), "Das Ohr von Giacometti", 1958, sculpture en bas relief sur ardoise, signée, datée et située "Montegiorgio" au verso, 9x9 cm 

Expositions: Galerie Krinzinger, Vienne, du 7 juin au 23 août 1997; Kunstmuseum Bern, Meret Oppenheim - Retrospective - "An enormously tiny bit of a lot", du 2 juin au 8 octobre 2006; Martin-Gopius-Bau, Berlin, Meret Oppenheim Retrospektive, 2013; Kunstforum, Vienne,  Meret Oppenheim Retrospektive, 2013 

En 1933, Meret Oppenheim, s'installe à Paris où fleurit l'avant-garde artistique. Grâce à sa rencontre avec le sculpteur suisse Alberto Giacometti, elle est introduite dans les cercles surréalistes autour d'André Breton.
Oppenheim tombe amoureuse du sculpteur qui a douze ans de plus qu'elle, mais cet amour n’est pas réciproque. Elle lui rend souvent visite dans son atelier, et c’est à l'une de ces occasions qu’elle réalise un dessin au crayon de l'oreille de Giacometti. Ce dessin de 1933 sert de gabarit à un modèle en cire, et, en 1958 à ce bas relief en ardoise, la seule sculpture en pièce unique existante. Un an plus tard, elle coule « L'Oreille de Giacometti » en bronze. En 1977, Oppenheim reprend ce travail en produisant une édition de 500 exemplaires.
Située "Monte Giorgio" au verso par l'artiste, il semble que ce morceau d'ardoise provienne de la célèbre montagne tessinoise "Monte San Giorgio" reconnue pour ses panoramas et ses possibilités et promenade non loin du village d'origine de Giacometti
L'utilisation de l'ardoise n'est pas un choix au hasard. Oppenheim cultive dans ses œuvres l'antagonisme entre l'objet représenté et le matériel utilisé. Par son contraire, elle attire notre attention sur le caractère de l'oeuvre représentée. Par exemple, dans sa célèbre œuvre "Le déjeuner" elle utilise de la fourrure pour concevoir de la vaisselle. Sur cette même idée, l'ardoise, matériel immuable et froid contraste avec l'oreille, une des parties du corps les plus sensible.

Lot 136
Estimation
CHF 3 000 - 5,000
Adjugé(hors frais)
CHF 33 000

Descriptif

Meret Openheim (1913-1985), "Das Ohr von Giacometti", 1958, sculpture en bas relief sur ardoise, signée, datée et située "Montegiorgio" au verso, 9x9 cm 

Expositions: Galerie Krinzinger, Vienne, du 7 juin au 23 août 1997; Kunstmuseum Bern, Meret Oppenheim - Retrospective - "An enormously tiny bit of a lot", du 2 juin au 8 octobre 2006; Martin-Gopius-Bau, Berlin, Meret Oppenheim Retrospektive, 2013; Kunstforum, Vienne,  Meret Oppenheim Retrospektive, 2013 

En 1933, Meret Oppenheim, s'installe à Paris où fleurit l'avant-garde artistique. Grâce à sa rencontre avec le sculpteur suisse Alberto Giacometti, elle est introduite dans les cercles surréalistes autour d'André Breton.

Oppenheim tombe amoureuse du sculpteur qui a douze ans de plus qu'elle, mais cet amour n’est pas réciproque. Elle lui rend souvent visite dans son atelier, et c’est à l'une de ces occasions qu’elle réalise un dessin au crayon de l'oreille de Giacometti. Ce dessin de 1933 sert de gabarit à un modèle en cire, et, en 1958 à ce bas relief en ardoise, la seule sculpture en pièce unique existante. Un an plus tard, elle coule « L'Oreille de Giacometti » en bronze. En 1977, Oppenheim reprend ce travail en produisant une édition de 500 exemplaires.

Située "Monte Giorgio" au verso par l'artiste, il semble que ce morceau d'ardoise provienne de la célèbre montagne tessinoise "Monte San Giorgio" reconnue pour ses panoramas et ses possibilités et promenade non loin du village d'origine de Giacometti

L'utilisation de l'ardoise n'est pas un choix au hasard. Oppenheim cultive dans ses œuvres l'antagonisme entre l'objet représenté et le matériel utilisé. Par son contraire, elle attire notre attention sur le caractère de l'oeuvre représentée. Par exemple, dans sa célèbre œuvre "Le déjeuner" elle utilise de la fourrure pour concevoir de la vaisselle. Sur cette même idée, l'ardoise, matériel immuable et froid contraste avec l'oreille, une des parties du corps les plus sensible.


Rapport de conditions

Bon état général de conservation

L’œuvre a été sculptée sur une plaque d’ardoise peut-être trouvé lors d’une balade sur Le Mont San Giorgio comme il est indiqué au verso
L’ardoise est un matériel friable et il est probable que quelques quelques parties ce soit déplaquées
L’encadrement pourrait être confectionné par l’artiste
Nous n’avons pas décelé  de traces de restauration ou de dommage majeur sur cette oeuvre

Complément d’informations
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COLLECTION MINKOFF

Couple emblématique de l'art contemporain, Muriel Minkoff-Olesen (1948-2020) et Gérald Minkoff (1937-2009), tous deux artistes et vidéastes genevois, se rencontrent en 1967. Muriel, formée à l’Ecole des arts décoratifs de Genève, réalise une série de travaux qu’elle expose dès 1972 en Suisse et à l’étranger (Espagne, France). Gérald, d’abord formé à l’anthropologie et à la biologie, devient pionnier de la vidéo d’art. Dès 1968, il expose ses installations en Europe et à l’étranger (Italie, Etats-Unis, Brésil). Passionnés de voyages, le couple Olesen-Minkoff sillonne le globe de l’Afrique à la Patagonie, en passant par l’Asie, l’Océanie et les Amériques.

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