VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

Habit et gilet, à la française, traditionnellement considéré comme ayant appartenu à Jacques Necker (1732-1804) Habit en satin lilas, richement brodé, au point de Beauvais, de fleurs et de fruits polychromes, appliqué de vingt-six boutons brodés au pareil, présenté avec ses manches en satin écru pour rappeler le gilet, une deuxième paire en satin lilas interchangeable, doublé de satin avec matelassage en lin, le gilet assorti brodé, au point de Beauvais, des mêmes fleurs et fruits et appliqué de dix-huit boutons, étiquettes "Mme Bourgeot, Lyon" cousues à l'intérieur.
 
Provenance :
- Ancienne collection de Mme Bourgeot, Lyon, vers 1870.
- Vente Tajan "Etoffes Anciennes", Richelieu-Drouot, Paris, 17 juin 1998, lot 50, comme "Habit et gilet de Jacques Necker"  
- Acquis à cette vente par M. Jean-René Bory, directeur de la Fondation pour l'Histoire des Suisses à l'étranger
- Musée des Suisses dans le monde, Château de Penthes, Genève, anciennement Fondation pour l'histoire des suisses à l'étranger.
 
Exposition :
Palais du Commerce de la ville de Lyon, Exposition au profit du Bureau de Bienfaisance de la Ville de Lyon, 1877, sous le n°462.
 
Bibliographie :
Notice Sommaire des Objets d'Art exposés dans le Palais du commerce au profit du Bureau de Bienfaisance de la Ville de Lyon. Lyon, Perrin, 1877, p. 27,  " 462.- Habit et gilet ayant appartenu à Necker, ministre de Louis XVI. [prété par] Mme Bourgeot".
 
Mme Bourgeot était citée dans le "Répertoire annuaire général des collectionneurs de la France et de l'étranger" (Paris, 1896) comme logeant au 2, quai des Brotteaux (aujourd'hui quai Sarrail), à Lyon, et propriétaire d'une "remarquable collection de dentelles anciennes".
 
Jacques Necker (1732-1804), genevois, débute sa carrière comme simple commis, à la banque Girardot, qui l'envoie à Paris en 1748. Financier prodige, la publication d'essais sur l'économie dans les années 1770 font grandir sa réputation et sa popularité, notamment au sein du "parti philosophique". En 1776, à 44 ans, il est nommé conseiller des Finances et « directeur général du Trésor royal » et engage de grandes réformes qui augmentent son aura, mais lui mettent à dos le monde de la finance. Il publie en janvier 1781 son Compte-rendu au Roi, dans lequel on trouve de fâcheux détails sur les dépenses somptuaires de la Cour, ce qui lui aliène la haute aristocratie. Une cabale contre lui favorise son remplacement par Calonne, avec qui il entretiendra une rivalité féroce. Devant les difficultés, il démissionne en mai 1781, mais est rappelé en 1788 comme Ministre d'Etat. Il avance la date des Etats-Généraux, mais y rate sa prestation et le roi le congédie le 11 juillet 1789. Son renvoi est très mal accueilli parmi la population parisienne, qui se soulève le 14 juillet. Deux jours plus tard, Louis XVI le rappelle et lui confie une négociation avec l'Assemblée pour solutionner la banqueroute de l'Etat, qui se solde par un échec.
Il démissionne une dernière fois, le 4 septembre 1790, et se retire au château de Coppet, d'où il composera ses mémoires jusqu'à sa mort en 1804.

Lot 74
Estimation
CHF 1 000 - 1,500
Adjugé(hors frais)
CHF 3 800

Descriptif

Habit et gilet, à la française, traditionnellement considéré comme ayant appartenu à Jacques Necker (1732-1804)
Habit en satin lilas, richement brodé, au point de Beauvais, de fleurs et de fruits polychromes, appliqué de vingt-six boutons brodés au pareil, présenté avec ses manches en satin écru pour rappeler le gilet, une deuxième paire en satin lilas interchangeable, doublé de satin avec matelassage en lin, le gilet assorti brodé, au point de Beauvais, des mêmes fleurs et fruits et appliqué de dix-huit boutons, étiquettes "Mme Bourgeot, Lyon" cousues à l'intérieur.
 
Provenance :
- Ancienne collection de Mme Bourgeot, Lyon, vers 1870.
- Vente Tajan "Etoffes Anciennes", Richelieu-Drouot, Paris, 17 juin 1998, lot 50, comme "Habit et gilet de Jacques Necker"  
- Acquis à cette vente par M. Jean-René Bory, directeur de la Fondation pour l'Histoire des Suisses à l'étranger
- Musée des Suisses dans le monde, Château de Penthes, Genève, anciennement Fondation pour l'histoire des suisses à l'étranger.
 
Exposition :
Palais du Commerce de la ville de Lyon, Exposition au profit du Bureau de Bienfaisance de la Ville de Lyon, 1877, sous le n°462.
 
Bibliographie :
Notice Sommaire des Objets d'Art exposés dans le Palais du commerce au profit du Bureau de Bienfaisance de la Ville de Lyon. Lyon, Perrin, 1877, p. 27,  " 462.- Habit et gilet ayant appartenu à Necker, ministre de Louis XVI. [prété par] Mme Bourgeot".
 
Mme Bourgeot était citée dans le "Répertoire annuaire général des collectionneurs de la France et de l'étranger" (Paris, 1896) comme logeant au 2, quai des Brotteaux (aujourd'hui quai Sarrail), à Lyon, et propriétaire d'une "remarquable collection de dentelles anciennes".
 
Jacques Necker (1732-1804), genevois, débute sa carrière comme simple commis, à la banque Girardot, qui l'envoie à Paris en 1748. Financier prodige, la publication d'essais sur l'économie dans les années 1770 font grandir sa réputation et sa popularité, notamment au sein du "parti philosophique". En 1776, à 44 ans, il est nommé conseiller des Finances et « directeur général du Trésor royal » et engage de grandes réformes qui augmentent son aura, mais lui mettent à dos le monde de la finance. Il publie en janvier 1781 son Compte-rendu au Roi, dans lequel on trouve de fâcheux détails sur les dépenses somptuaires de la Cour, ce qui lui aliène la haute aristocratie. Une cabale contre lui favorise son remplacement par Calonne, avec qui il entretiendra une rivalité féroce. Devant les difficultés, il démissionne en mai 1781, mais est rappelé en 1788 comme Ministre d'Etat. Il avance la date des Etats-Généraux, mais y rate sa prestation et le roi le congédie le 11 juillet 1789. Son renvoi est très mal accueilli parmi la population parisienne, qui se soulève le 14 juillet. Deux jours plus tard, Louis XVI le rappelle et lui confie une négociation avec l'Assemblée pour solutionner la banqueroute de l'Etat, qui se solde par un échec.
Il démissionne une dernière fois, le 4 septembre 1790, et se retire au château de Coppet, d'où il composera ses mémoires jusqu'à sa mort en 1804.

Rapport de conditions

Veste, largeur épaules: 38 cm
longueur 86 cm épaule à l'ourlet  
longueur manches 60 cm

Complément d’informations
icone

FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

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