Pierre-Louis Ganne (1910-1970), attr. à, Portrait de Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann (1734-1792), commandant les gardes suisses le 10 août 1792, huile sur toile, XXe s., 92x73,5 cm Inscriptions sur le châssis, au verso. Librement interprété d'après un portrait, d'un peintre anonyme français du XVIIIe siècle, conservé au musée des châteaux de Versailles et de Trianon (inv. MV 7149). On joint : - Deux petits bons de commande manuscrits, signés par M. de Bachmann, adressés à M Labitte, listant de nombreuses mesures de draps à fournir au sieur Peter, tailleur du régiment, pour réaliser des uniformes. L'un daté 9 janvier 1784 et le second 16 mars 1785. Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann (1734-1792) Né à Näfels, commune suisse du canton de Glaris, mort à Paris. Cadet au service de France en 1749, puis enseigne dans la compagnie de son père au sein du régiment Castella, Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann est capitaine des grenadiers en 1750, propriétaire de deux compagnies du régiment Castella en 1756, major dans le régiment Waldner von Freundstein en 1762, lieutenant-colonel du régiment de la Garde suisse en 1764, brigadier en 1768, chevalier de Saint-Louis en 1778, maréchal de camp en 1780, propriétaire d'une compagnie de la Garde suisse en 1792. Il est aussi membre catholique du Conseil de Glaris. Responsable de la résistance des Suisses aux Tuileries, il est guillotiné. (Source: Dictionnaire historique de la Suisse - DHS)
Pierre-Louis Ganne (1910-1970), attr. à, Portrait de Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann (1734-1792), commandant les gardes suisses le 10 août 1792, huile sur toile, XXe s., 92x73,5 cm
Inscriptions sur le châssis, au verso.
Librement interprété d'après un portrait, d'un peintre anonyme français du XVIIIe siècle, conservé au musée des châteaux de Versailles et de Trianon (inv. MV 7149).
On joint :
- Deux petits bons de commande manuscrits, signés par M. de Bachmann, adressés à M Labitte, listant de nombreuses mesures de draps à fournir au sieur Peter, tailleur du régiment, pour réaliser des uniformes. L'un daté 9 janvier 1784 et le second 16 mars 1785.
Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann (1734-1792)
Né à Näfels, commune suisse du canton de Glaris, mort à Paris. Cadet au service de France en 1749, puis enseigne dans la compagnie de son père au sein du régiment Castella, Karl Josef Anton Leodegar von Bachmann est capitaine des grenadiers en 1750, propriétaire de deux compagnies du régiment Castella en 1756, major dans le régiment Waldner von Freundstein en 1762, lieutenant-colonel du régiment de la Garde suisse en 1764, brigadier en 1768, chevalier de Saint-Louis en 1778, maréchal de camp en 1780, propriétaire d'une compagnie de la Garde suisse en 1792. Il est aussi membre catholique du Conseil de Glaris. Responsable de la résistance des Suisses aux Tuileries, il est guillotiné.
(Source: Dictionnaire historique de la Suisse - DHS)
FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE
La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.
Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).
D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.
Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.