VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

George Dawe (1781-1829), d'après (XIXe siècle), Portrait d'Alexandre Ier de Russie, huile sur toile, 88x61 cm.

Notre portrait est un exemplaire de format identique à celui, réalisé par Georges Dawe en 1825, conservé au Musée Russe de Saint-Petersbourg (signé et daté en bas à droite, inv. Ж-6348). On en trouve un autre exemplaire au Musée d'Art de Rybinsk, oblast de Yaroslav (signé en bas à droite, n° inv. inconnu). Le tsar est représenté en manteau de général de cavalerie, coiffé d'une casquette, dans le parc de Tsarskoie Selo, avec, au fond, à gauche, la galerie de Cameron. 

George Dawe avait été recruté par le tsar, en 1818, afin de constituer une impressionnante galerie de 336 portraits de tous les généraux russes ayant participé à la Grande Guerre Patriotique de 1812, contre Napoléon. Cette mission lui prit dix ans et l'épuisa : il rendit l'âme un an seulement après son retour en Angleterre, en 1829. Le tsar est logiquement un des modèles les plus représentés par Dawe, depuis la date de première pose, le 28 mai 1823 (cinq ans après l'arrivée de l'artiste!). La version prototype est celle, monumentale, conservée au Musée de l'Ermitage (1824, 238 x 152cm., inv. ГЭ-4947). On ne dénombre pas moins de quatre versions de portrait du tsar, avec variantes d'uniformes, de paysages ou de formats, lesquelles ont chacune été peintes plusieurs fois. Provenance: Acheté par M. Jean-René Bory dans le fonds Crousaz en 1969. La famille Crousaz ayant eu plusieurs alliances avec la famille de la Harpe depuis le XIXe s., ce tableau s'impose comme l'héritage de Frédéric-César de la Harpe (1754-1838) qui a reçu ce portrait directement de l'Empereur dont il était le précepteur. Dans les publications du Musée des Suisses dans le monde, il est d'ailleurs mentionné: "ce portrait serait un don du tsar à son précepteur et ami, le Vaudois Frédéric-César de la Harpe".. Dans une gravure de L. Courtin, conservée au Musée Historique de Lausanne (inv. I.11.1.2.a), représentant le cabinet de travail de La Harpe, rue Marterey, un portrait d'Alexandre Ier, du même modèle que le nôtre est accroché entre les deux fenêtres

Lot 54
Estimation
CHF 2 000 - 3,000
Adjugé(hors frais)
CHF 3 300

Descriptif

George Dawe (1781-1829), d'après (XIXe siècle), Portrait d'Alexandre Ier de Russie, huile sur toile, 88x61 cm.

Notre portrait est un exemplaire de format identique à celui, réalisé par Georges Dawe en 1825, conservé au Musée Russe de Saint-Petersbourg (signé et daté en bas à droite, inv. Ж-6348). On en trouve un autre exemplaire au Musée d'Art de Rybinsk, oblast de Yaroslav (signé en bas à droite, n° inv. inconnu). Le tsar est représenté en manteau de général de cavalerie, coiffé d'une casquette, dans le parc de Tsarskoie Selo, avec, au fond, à gauche, la galerie de Cameron. 

George Dawe avait été recruté par le tsar, en 1818, afin de constituer une impressionnante galerie de 336 portraits de tous les généraux russes ayant participé à la Grande Guerre Patriotique de 1812, contre Napoléon. Cette mission lui prit dix ans et l'épuisa : il rendit l'âme un an seulement après son retour en Angleterre, en 1829.

Le tsar est logiquement un des modèles les plus représentés par Dawe, depuis la date de première pose, le 28 mai 1823 (cinq ans après l'arrivée de l'artiste!). La version prototype est celle, monumentale, conservée au Musée de l'Ermitage (1824, 238 x 152cm., inv. ГЭ-4947). On ne dénombre pas moins de quatre versions de portrait du tsar, avec variantes d'uniformes, de paysages ou de formats, lesquelles ont chacune été peintes plusieurs fois.

Provenance: Acheté par M. Jean-René Bory dans le fonds Crousaz en 1969. La famille Crousaz ayant eu plusieurs alliances avec la famille de la Harpe depuis le XIXe s., ce tableau s'impose comme l'héritage de Frédéric-César de la Harpe (1754-1838) qui a reçu ce portrait directement de l'Empereur dont il était le précepteur. Dans les publications du Musée des Suisses dans le monde, il est d'ailleurs mentionné: "ce portrait serait un don du tsar à son précepteur et ami, le Vaudois Frédéric-César de la Harpe".. Dans une gravure de L. Courtin, conservée au Musée Historique de Lausanne (inv. I.11.1.2.a), représentant le cabinet de travail de La Harpe, rue Marterey, un portrait d'Alexandre Ier, du même modèle que le nôtre est accroché entre les deux fenêtres

Rapport de conditions

Détail sur la provenance:

- Très certainement offert par le tsar Alexandre Ier (1777-1825) à Frédéric-César de la Harpe (1754-1838), vers 1825.
- Très certainement collection de Frédéric-César de la Harpe (1754-1838), Lausanne (Vaud),
- Puis, par héritage, très certainement collection de Charlotte Ramone de la Harpe (1805-1868), nièce du précédent, à Rolle (Vaud),
- Puis, par héritage, très certainement collection de Paul-Emile de Crousaz (1805-1868), second époux de la précédente, Lausanne (Vaud),
- Puis, par héritage, très certainement collection de Fédor de Crousaz (1842-1906), neveu du précédent et époux de Clémence de la Harpe (1842-1906), arrière-petite cousine de Frédéric-César de la Harpe (1754-1838),
- Puis, par descendance, collection de la famille de Crousaz (Vaud), jusqu’aux années 1960.
- Très certainement acquis auprès de ces derniers par Louis Moinat, antiquaire, à Rolle (Vaud), dans les années 1960.
- Acquis auprès de ce dernier par Jean-René Bory, en 1969, pour la Fondation pour l’Histoire des Suisses à l’étranger.

Complément d’informations
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FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

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