VO Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mercredi 21 septembre, 12h (lots 4059 à 4517)

Ecole française du XVIIIe s., Portrait présumé de Frédéric Haldimand (1718-1791), 1783, pastel sur papier, annoté "[...] Haldimand", daté et situé "Yverdon", 60x50 cm

Frédéric Haldimand (1718-1791) Né et mort à Yverdon. Frédéric Haldimand entre en 1740 au service de Prusse, en 1748 à celui de Hollande (Gardes suisses, grade de lieutenant-colonel en 1750) et se lie d'amitié avec Henri Louis Bouquet. Tous deux s'engagent en 1756 au service d'Angleterre, au régiment Royal Américain. Pendant la guerre de Sept Ans, il défend Fort Oswego (1759) et prend possession de Montréal (1760). Gouverneur militaire de Trois-Rivières (1762-1764), général de brigade en 1765, il remplace Bouquet en Floride (1767-1773). En poste à New York et Boston à la veille de la guerre d'Indépendance, son origine étrangère l'empêche de recevoir un commandement. Il est à Londres en 1775-1776, se rend à Yverdon en 1777 et achète la propriété de Champ-Pittet. Nommé commandant en chef et gouverneur de la province de Québec la même année, il arrive à son poste en juin 1778. Il réussit à empêcher le Québec d'imiter les treize colonies, à le défendre contre les troupes américaines, à persuader les colons d'ascendance française que leurs intérêts seront mieux défendus par l'Angleterre que par les Américains, à accueillir les colons loyalistes réfugiés dans la province et à garder le soutien des Indiens des Six-Nations iroquoises. Longtemps pauvre, il finit par jouir d'une belle aisance: propriétés en Amérique du Nord, maison à Mayfair à Londres, hôtel particulier à Yverdon et campagne à Champ-Pittet. Chevalier du Bain (1785). (Source: Dictionnaire historique de la Suisse - DHS)

Lot 4128
Estimation
CHF 600 - 800
Adjugé(hors frais)
CHF 1 000

Descriptif

Ecole française du XVIIIe s., Portrait présumé de Frédéric Haldimand (1718-1791), 1783, pastel sur papier, annoté "[...] Haldimand", daté et situé "Yverdon", 60x50 cm

Frédéric Haldimand (1718-1791)
Né et mort à Yverdon. Frédéric Haldimand entre en 1740 au service de Prusse, en 1748 à celui de Hollande (Gardes suisses, grade de lieutenant-colonel en 1750) et se lie d'amitié avec Henri Louis Bouquet. Tous deux s'engagent en 1756 au service d'Angleterre, au régiment Royal Américain. Pendant la guerre de Sept Ans, il défend Fort Oswego (1759) et prend possession de Montréal (1760). Gouverneur militaire de Trois-Rivières (1762-1764), général de brigade en 1765, il remplace Bouquet en Floride (1767-1773). En poste à New York et Boston à la veille de la guerre d'Indépendance, son origine étrangère l'empêche de recevoir un commandement. Il est à Londres en 1775-1776, se rend à Yverdon en 1777 et achète la propriété de Champ-Pittet. Nommé commandant en chef et gouverneur de la province de Québec la même année, il arrive à son poste en juin 1778. Il réussit à empêcher le Québec d'imiter les treize colonies, à le défendre contre les troupes américaines, à persuader les colons d'ascendance française que leurs intérêts seront mieux défendus par l'Angleterre que par les Américains, à accueillir les colons loyalistes réfugiés dans la province et à garder le soutien des Indiens des Six-Nations iroquoises. Longtemps pauvre, il finit par jouir d'une belle aisance: propriétés en Amérique du Nord, maison à Mayfair à Londres, hôtel particulier à Yverdon et campagne à Champ-Pittet. Chevalier du Bain (1785). (Source: Dictionnaire historique de la Suisse - DHS)
Complément d’informations
icone

FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

Abonnez-vous à notre Newsletter
© HDV - PIGUET Hôtel des Ventes SA - All rights reserved - 2026 -  By Eight-id