VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

STUMPF (Johannes). Schweytzer Chronick : das ist, Beschreybunge gemeiner loblicher Eydgnoschafft Stetten, Landen, Völcker... Zürich, Wolffen, 1606. In-folio relié pleine peau de truie sur ais de bois, à riche décor estampé à froid de palmettes et d'une roulette à portrait, fermoirs en laiton (Reliure restaurée en partie de l'époque). [30] ff., 770 ff. [i.e. 777 ff.]. Riche illustration en bois gravé se composant d'un titre bicolore en noir et rouge avec un décor architectural, 13 pages de titres de chapitres en noir au décor d'armoiries, 13 cartes à pleine page dont certaines à double page, et une fourmillante iconographie in-texte de plusieurs milliers de vues de batailles et de villes, médailles, armoiries, figures ornithologiques, scènes ethnographiques ainsi que des tableaux généalogiques.  Troisième et dernière édition, la plus aboutie, de cet ouvrage de référence réalisé par Johannes Stumpf (1500 - 1578), pasteur protestant, historien et chroniqueur, qui parut pour la première fois en 1548. Ce fut la plus importante chronique suisse imprimée du XVIe siècle, qui recense l'histoire de ce territoire des Helvètes à la Réforme en prenant parti contre la politique des Habsbourg. Le travail scientifique de compilation et rédaction se fit grâce à de nombreux échanges réguliers entre savants et érudits comme Bullinger, Vadian ou encore Aegidius Tschudi en complément de recherches documentaires dans des archives. L'illustration du texte fut une réalisation de Heinrich Vogtherr, H. Asper, et J. R. Wyss Bach. L'ensemble se divise en 13 chapitres allant du plus général au particulier, en commençant avec une présentation de l'Europe pour se concentrer sur la Suisse, son histoire et sa géographie et enfin finir sur la formation de la confédération de 1314. Outre son contenu, cet ouvrage marque la transition entre le dialecte alémanique et le nouveau haut allemand dans l'usage écrit. 

Classique historico-littéraire de la Suisse, notre exemplaire a bénéficié d'une soigneuse restauration tant de sa reliure qui a été renouvelée en pastiche tout en conservant des éléments d'époque

Ex-libris manuscrit du "Monasterii Oehsenhusari" et celui barré du "Mona[ste]rii Alberspacensis" daté de 1639

Lot 92
Estimation
CHF 1 500 - 2,000
Adjugé(hors frais)
CHF 2 600

Descriptif

STUMPF (Johannes). Schweytzer Chronick : das ist, Beschreybunge gemeiner loblicher Eydgnoschafft Stetten, Landen, Völcker... Zürich, Wolffen, 1606. In-folio relié pleine peau de truie sur ais de bois, à riche décor estampé à froid de palmettes et d'une roulette à portrait, fermoirs en laiton (Reliure restaurée en partie de l'époque). [30] ff., 770 ff. [i.e. 777 ff.]. Riche illustration en bois gravé se composant d'un titre bicolore en noir et rouge avec un décor architectural, 13 pages de titres de chapitres en noir au décor d'armoiries, 13 cartes à pleine page dont certaines à double page, et une fourmillante iconographie in-texte de plusieurs milliers de vues de batailles et de villes, médailles, armoiries, figures ornithologiques, scènes ethnographiques ainsi que des tableaux généalogiques. 
Troisième et dernière édition, la plus aboutie, de cet ouvrage de référence réalisé par Johannes Stumpf (1500 - 1578), pasteur protestant, historien et chroniqueur, qui parut pour la première fois en 1548. Ce fut la plus importante chronique suisse imprimée du XVIe siècle, qui recense l'histoire de ce territoire des Helvètes à la Réforme en prenant parti contre la politique des Habsbourg. Le travail scientifique de compilation et rédaction se fit grâce à de nombreux échanges réguliers entre savants et érudits comme Bullinger, Vadian ou encore Aegidius Tschudi en complément de recherches documentaires dans des archives. L'illustration du texte fut une réalisation de Heinrich Vogtherr, H. Asper, et J. R. Wyss Bach. L'ensemble se divise en 13 chapitres allant du plus général au particulier, en commençant avec une présentation de l'Europe pour se concentrer sur la Suisse, son histoire et sa géographie et enfin finir sur la formation de la confédération de 1314. Outre son contenu, cet ouvrage marque la transition entre le dialecte alémanique et le nouveau haut allemand dans l'usage écrit. 

Classique historico-littéraire de la Suisse, notre exemplaire a bénéficié d'une soigneuse restauration tant de sa reliure qui a été renouvelée en pastiche tout en conservant des éléments d'époque

Ex-libris manuscrit du "Monasterii Oehsenhusari" et celui barré du "Mona[ste]rii Alberspacensis" daté de 1639

Rapport de conditions

Bon état car l'ouvrage a bénéficié d'un travail de restauration 

Reliure :
 
L'ensemble de la reliure a été renouvelé sur un travail pastiche correspondant à celui effectué au XVIIe s.
Les plats estampés ainsi que le dos d'origine ont été réimposés sur la reliure moderne
Vélin d'origine sali 
Décor estampé des parties d'origine par endroit terni 
Attaches modernes 

Pages intérieures: 
Plusieurs ff. (dont les premiers ff. et la pages de titres) réimposés sur des ff. de papier japon 
Plusieurs manques, déchirures et petits défauts restaurés 
Rousseurs de densité variable selon les ff. 
Qlqs salissures et minimes mouillures sur l'ensemble des ff. 
Les ff. ont été très légèrement remargés 
Qlqs annotations en marges 

Pagination assez libre par endroit sans qu'il n'y ait de manques.

Titre complet : Schweytzer Chronick : das ist, Beschreybunge gemeiner loblicher Eydgnoschafft Stetten, Landen, Völcker und dero chronickwirdigen Thaaten : deneben vorbeschribner Gelegenheit Europe, und kurtzverzeichneter fleissiger Histori Teütschlands, Franckreychs vnnd Niderlands : alles mit schoenen Landtafeln, der Stetten, Flaechen und Schlachten contrafacturen, vilen königl. fürstl. und adelichen alten Waapen und Genealogien gezieret : erstlich durch H. Johan Stumpfen in XIII. Büchern beschriben, folgends durch H. Johan Rudolph Stumpfen an vilen orten gebesseret / gemehret und von Anno 1548. biss auf das 1587. continuiert : an jetzo aber biss auf das gegenwirtige 1606. aussgeführt ; samt einem volkommenen hierzu erforderten zwyfachen Register.  

Complément d’informations
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FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

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