VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

The Royal Society (Londres), médaille Copley en or attribuée en 1791 à Jean-André Deluc (1727-1817), gravée en exergue : JOHN ANDREW DE LUC Efqr - MDCCXCI, diam. 4,3 cm, 33 g.  Jean-André Deluc (1727-1817)

Fils d'un horloger genevois, proche de Rousseau, Deluc, bien que destiné à une carrière commerciale, reçut une solide éducation scientifique auprès de Georges-Louis Lesage. Poussé par sa passion pour la physique et la géologie, il se met à explorer, dès 1754, les Alpes et le Jura avec son frère Guillaume-Antoine et se constitue peu à peu une riche collection de fossiles et de roches. Dans les années 1760, il perfectionne le thermomètre de Réaumur en remplaçant l'esprit-de-vin par le mercure, puis invente un hygromètre à ivoire. Intéressé par la mesure des hauteurs, il conçoit un baromètre portatif et met au point une formule corrigeant celle d'Edmund Halley, travaux publiés dans ses Recherches sur les modifications de l'atmosphère (1772). Engagé aux côtés des Représentants, il se voit confier en 1768 une mission à Berne et Paris, après laquelle il entre au Conseil des Deux-Cents (1770). En 1773, ses affaires périclitant, il s'établit en Angleterre, où il devient lecteur de la reine Charlotte (1774) et se fait coopter par la "Royal Society" des Sciences. Son nouvel emploi lui permet ainsi de préparer ses Lettres physiques et morales sur l'Histoire de la Terre et de l'Homme, adressées à la reine (6 vol., 1778-1780), dans lesquelles il cherche à concilier les données d'une cosmologie neptunienne avec le récit de la Genèse. A la suite d'une controverse avec Horace Bénédict de Saussure sur des questions de barométrie, il publie Idées sur la météorologie (1786). De 1790 à 1793 paraissent dans le Journal de physique ses "Lettres à Lamétherie", consacrées à la géologie et à la physique, dans lesquelles il attaque notamment les idées de James Hutton sur l'érosion. Il publie ensuite sa théorie de la terre sous la forme de Lettres sur l'histoire physique de la Terre, adressées à Johann Friedrich Blumenbach (1798). Au cours d'un long séjour en Allemagne (1798-1804), il reçoit le titre de professeur honoraire de philosophie et de géologie de l'université de Göttingen. 
Deluc reçoit la très prestigieuse médaille Copley, en 1791, ""For his Improvements in Hygrometry" ("Pour ses apports à l'Hygrométrie"), cette discipline, incluse dans la météorologie, qui étudie l'humidité.
Décernée pour la première fois en 1731, à raison d'une fois par an, la médaille Copley est la plus ancienne distinction au monde, récompensant un achèvement important dans le domaine des sciences. Parmi les autres récipiendaires de premier rang, contemporains de Deluc, on peux citer Benjamin Franklin, James Cook, Lord Hamilton, Alessandro Volta, François Arago, etc.
Deluc est un des très rares suisses à avoir été distingué par cette médaille, avec Abraham Trembley (1710-1784) en 1743, Louis Agassiz (1807-1873) en 1861, Albert Einstein (1879-1955) en 1925, et Tadeusz Reichstein (1897-1996), en 1968.

Lot 60
Estimation
CHF 3 000 - 5,000
ADJUGÉ(HORS FRAIS)
CHF 9 000

DESCRIPTIF

The Royal Society (Londres), médaille Copley en or attribuée en 1791 à Jean-André Deluc (1727-1817), gravée en exergue : JOHN ANDREW DE LUC Efqr - MDCCXCI, diam. 4,3 cm, 33 g. 

Jean-André Deluc (1727-1817)

Fils d'un horloger genevois, proche de Rousseau, Deluc, bien que destiné à une carrière commerciale, reçut une solide éducation scientifique auprès de Georges-Louis Lesage. Poussé par sa passion pour la physique et la géologie, il se met à explorer, dès 1754, les Alpes et le Jura avec son frère Guillaume-Antoine et se constitue peu à peu une riche collection de fossiles et de roches. Dans les années 1760, il perfectionne le thermomètre de Réaumur en remplaçant l'esprit-de-vin par le mercure, puis invente un hygromètre à ivoire. Intéressé par la mesure des hauteurs, il conçoit un baromètre portatif et met au point une formule corrigeant celle d'Edmund Halley, travaux publiés dans ses Recherches sur les modifications de l'atmosphère (1772). Engagé aux côtés des Représentants, il se voit confier en 1768 une mission à Berne et Paris, après laquelle il entre au Conseil des Deux-Cents (1770). En 1773, ses affaires périclitant, il s'établit en Angleterre, où il devient lecteur de la reine Charlotte (1774) et se fait coopter par la "Royal Society" des Sciences. Son nouvel emploi lui permet ainsi de préparer ses Lettres physiques et morales sur l'Histoire de la Terre et de l'Homme, adressées à la reine (6 vol., 1778-1780), dans lesquelles il cherche à concilier les données d'une cosmologie neptunienne avec le récit de la Genèse. A la suite d'une controverse avec Horace Bénédict de Saussure sur des questions de barométrie, il publie Idées sur la météorologie (1786). De 1790 à 1793 paraissent dans le Journal de physique ses "Lettres à Lamétherie", consacrées à la géologie et à la physique, dans lesquelles il attaque notamment les idées de James Hutton sur l'érosion. Il publie ensuite sa théorie de la terre sous la forme de Lettres sur l'histoire physique de la Terre, adressées à Johann Friedrich Blumenbach (1798). Au cours d'un long séjour en Allemagne (1798-1804), il reçoit le titre de professeur honoraire de philosophie et de géologie de l'université de Göttingen. 

Deluc reçoit la très prestigieuse médaille Copley, en 1791, ""For his Improvements in Hygrometry" ("Pour ses apports à l'Hygrométrie"), cette discipline, incluse dans la météorologie, qui étudie l'humidité.

Décernée pour la première fois en 1731, à raison d'une fois par an, la médaille Copley est la plus ancienne distinction au monde, récompensant un achèvement important dans le domaine des sciences. Parmi les autres récipiendaires de premier rang, contemporains de Deluc, on peux citer Benjamin Franklin, James Cook, Lord Hamilton, Alessandro Volta, François Arago, etc.

Deluc est un des très rares suisses à avoir été distingué par cette médaille, avec Abraham Trembley (1710-1784) en 1743, Louis Agassiz (1807-1873) en 1861, Albert Einstein (1879-1955) en 1925, et Tadeusz Reichstein (1897-1996), en 1968.

Complément d’informations
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FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

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