[LA CAROLINE]. Code criminel de l'Empereur Charles (Quint) V, vulgairement appelé la Caroline: contenant les lois qui sont suivies dans les juridictions criminelles de l'Empire. A Paris, imprimerie Claude Simon, 1734. In-8° relié plein veau brun moucheté, dos à nerfs orné et doré, triple filet estampé en encadrement des plats, roulette dorée aux coupes (Reliure de l'époque). [14] ff., 365 pp., [3] pp. Orné d'une vignette en-tête de dédicaces aux armes du baron de Besenval, bandeaux et culs-de-lampe en bois gravé. Première des quatre éditions françaises de la traduction par Franz Adam Vogel, grand juge des Gardes Suisses du Roi, de ce texte qui fut publié pour la première fois en 1533 en langue allemande. Véritable monument législatif en avance sur son temps, la Caroline traitait de questions de droit pénal et spécifiait surtout la procédure pénale comme les recours et méthodes possibles ou encore les condamnations selon la teneur des crimes jugés. Le canton de Fribourg entretint une longue tradition avec ce code qui y fut partiellement appliqué jusqu'en 1849. Bon état, usures d'usages à la reliure et qlqs ff. un peu brunis.
Ex-libris manuscrit de la Compagnie de Villemorin et celui d'Ortolan[LA CAROLINE]. Code criminel de l'Empereur Charles (Quint) V, vulgairement appelé la Caroline: contenant les lois qui sont suivies dans les juridictions criminelles de l'Empire. A Paris, imprimerie Claude Simon, 1734. In-8° relié plein veau brun moucheté, dos à nerfs orné et doré, triple filet estampé en encadrement des plats, roulette dorée aux coupes (Reliure de l'époque). [14] ff., 365 pp., [3] pp. Orné d'une vignette en-tête de dédicaces aux armes du baron de Besenval, bandeaux et culs-de-lampe en bois gravé. Première des quatre éditions françaises de la traduction par Franz Adam Vogel, grand juge des Gardes Suisses du Roi, de ce texte qui fut publié pour la première fois en 1533 en langue allemande. Véritable monument législatif en avance sur son temps, la Caroline traitait de questions de droit pénal et spécifiait surtout la procédure pénale comme les recours et méthodes possibles ou encore les condamnations selon la teneur des crimes jugés. Le canton de Fribourg entretint une longue tradition avec ce code qui y fut partiellement appliqué jusqu'en 1849. Bon état, usures d'usages à la reliure et qlqs ff. un peu brunis.
Ex-libris manuscrit de la Compagnie de Villemorin et celui d'OrtolanBon état
Reliure :
Petit manque à la coiffe de tête
Défauts au cuir au plat inférieur
Coins légèrement émoussés
Charnières fendues
Usures d'usage
Pages intérieures :
Qlqs ff. un peu brunis
Légères et éparses rousseurs
Minimes salissures par endroits
FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE
La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.
Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).
D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.
Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.