VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

[VAUDOIS]. Conférences faites à Turin dans l'hôtel de ville en présence de Messieurs les ambassadeurs suisses entre les ministres de S.A.R. et les députés des vallées de Lucerne à la fin des années 1663 et au commencent de la courante 1664. Turin, Jean Sinibalde, 1664. Grand in-8° relié plein vélin ivoire à rabats, dos lisse (Reliure postérieure). [1] f., 222 pp. (noté 230 pp.). Orné d'un fleuron de titre, bandeaux et lettrines en bois gravé. Texte bilingue en français et italien. Édition originale de cet ouvrage qui fait le point sur l'histoire vaudoise du XVIIe s. en compilant divers transcriptions et documents échangés dans les négociations de paix entreprises entre le Duché de Savoie et les communautés vaudoises du Piémonts.  L'ensemble fait état des persécutions perpétrés de la part du Duc de Savoie contre les vaudois de ces territoires suite aux nombreuses répressions dont elles ont été victimes notamment l'épisode sanglant des Pâques Vaudoises de 1655 qui préfigure les dragonnades survenues plus tard dans le Royaume de France. Ces négociations se font par l'entremise d'ambassadeurs suisses auprès de Charles-Emmanuel II de Savoie afin de réinstaller la liberté de cultes des Eglises des Vallées comme précédemment accordés par la paix de Cavour (1561). Cette paix, nommée la « Patente de Turin » demanda à la communauté vaudoise d'exiler Josué Janavel, un des chefs de la résistance et d'interdire le culte à Saint-Jean, centre de cette confession.  Deux pages de texte n'ont pas été imprimées, les espaces sont restés blancs. Plaisant exemplaire de ce texte peu commun 

Lot 95
Estimation
CHF 500 - 700
Adjugé(hors frais)
CHF 1 100

Descriptif

[VAUDOIS]. Conférences faites à Turin dans l'hôtel de ville en présence de Messieurs les ambassadeurs suisses entre les ministres de S.A.R. et les députés des vallées de Lucerne à la fin des années 1663 et au commencent de la courante 1664. Turin, Jean Sinibalde, 1664. Grand in-8° relié plein vélin ivoire à rabats, dos lisse (Reliure postérieure). [1] f., 222 pp. (noté 230 pp.). Orné d'un fleuron de titre, bandeaux et lettrines en bois gravé. Texte bilingue en français et italien. Édition originale de cet ouvrage qui fait le point sur l'histoire vaudoise du XVIIe s. en compilant divers transcriptions et documents échangés dans les négociations de paix entreprises entre le Duché de Savoie et les communautés vaudoises du Piémonts. 
L'ensemble fait état des persécutions perpétrés de la part du Duc de Savoie contre les vaudois de ces territoires suite aux nombreuses répressions dont elles ont été victimes notamment l'épisode sanglant des Pâques Vaudoises de 1655 qui préfigure les dragonnades survenues plus tard dans le Royaume de France. Ces négociations se font par l'entremise d'ambassadeurs suisses auprès de Charles-Emmanuel II de Savoie afin de réinstaller la liberté de cultes des Eglises des Vallées comme précédemment accordés par la paix de Cavour (1561). Cette paix, nommée la « Patente de Turin » demanda à la communauté vaudoise d'exiler Josué Janavel, un des chefs de la résistance et d'interdire le culte à Saint-Jean, centre de cette confession. 
Deux pages de texte n'ont pas été imprimées, les espaces sont restés blancs. Plaisant exemplaire de ce texte peu commun 

Rapport de conditions

Bon état 

Reliure :
Vélin un peu insolé 
Plats incurvés avec une tension du vélin 
Rabats tendus 
Minimes salissures 

Pages intérieures :
Qlqs rousseurs et piqûres éparses 
Minimes salissures à certains ff. 
Certains ff. brunis 
Petites mouillures en marges de qlqs pages dont une légère portant partiellement atteinte au texte 

Deux pages n'ont pas été imprimées, le texte est donc parcellaire de la p. 50 et 55 selon la numérotation erronée de notre exemplaire 

Complément d’informations
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FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

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