[GARDES SUISSES]. Etat de la composition du Régiment des Gardes Suisses, le premier janvier 1772. In-4° relié plein maroquin grenat, dos lisse orné et doré, décor de dentelle aux fers fleurdelisés aux plats frappés des armes du comte d'Artois, roulette dorée aux coupes et int., tr. dorées, gardes de tabi bleu ciel (Reliure de l'époque). [3] ff., 58 pp., [2] ff. Ouvrage entièrement manuscrit, le texte est contenu dans un encadrement à double filet. Intéressant écrit offrant un aperçu très complet du régiment des Gardes Suisses et de son organisation pour l'année 1772. L'ensemble propose plusieurs points concernant l'historique de ce régiment sous forme de tableaux résumant la constitution générale du corps helvétique mais aussi des chapitres sur les alliances entre cantons ou encore les traités d'alliances avec des royaumes étrangers. Ces informations introductives amènent dans un second temps à décliner l'organisation même du régiment et de ses compagnies en date de 1772 avec notamment un tableau récapitulant les données (ancienneté, décorations militaire, nom et origine) concernant les officiers ayant le grade de capitaine d'infanterie de 1733 à 1771. En fin de texte a été ajouté une transcription manuscrite de "l'édit du roi donné à Versailles au mois de octobre 1781 sur les privilèges des sujets des états du corps helvétique dans le royaume"; similairement des copies de discours et d'amendement de 1780 ont été ajoutées aux ff. préliminaires, qlqs lignes débordent sur la page de titre. Unique exemplaire aux armes du Charles-Philippe de France, comte d'Artois et futur Charles X, probablement reçu suite à son accession au rang de colonel général des Cent-suisses de Grisons. Ex-libris armorié aux armes de France et celui de Charles Blanc (1813-1882) membre de l'Académie des beaux-arts et de l'Académie française
[GARDES SUISSES]. Etat de la composition du Régiment des Gardes Suisses, le premier janvier 1772. In-4° relié plein maroquin grenat, dos lisse orné et doré, décor de dentelle aux fers fleurdelisés aux plats frappés des armes du comte d'Artois, roulette dorée aux coupes et int., tr. dorées, gardes de tabi bleu ciel (Reliure de l'époque). [3] ff., 58 pp., [2] ff. Ouvrage entièrement manuscrit, le texte est contenu dans un encadrement à double filet. Intéressant écrit offrant un aperçu très complet du régiment des Gardes Suisses et de son organisation pour l'année 1772. L'ensemble propose plusieurs points concernant l'historique de ce régiment sous forme de tableaux résumant la constitution générale du corps helvétique mais aussi des chapitres sur les alliances entre cantons ou encore les traités d'alliances avec des royaumes étrangers. Ces informations introductives amènent dans un second temps à décliner l'organisation même du régiment et de ses compagnies en date de 1772 avec notamment un tableau récapitulant les données (ancienneté, décorations militaire, nom et origine) concernant les officiers ayant le grade de capitaine d'infanterie de 1733 à 1771. En fin de texte a été ajouté une transcription manuscrite de "l'édit du roi donné à Versailles au mois de octobre 1781 sur les privilèges des sujets des états du corps helvétique dans le royaume"; similairement des copies de discours et d'amendement de 1780 ont été ajoutées aux ff. préliminaires, qlqs lignes débordent sur la page de titre.
Unique exemplaire aux armes du Charles-Philippe de France, comte d'Artois et futur Charles X, probablement reçu suite à son accession au rang de colonel général des Cent-suisses de Grisons.
Ex-libris armorié aux armes de France et celui de Charles Blanc (1813-1882) membre de l'Académie des beaux-arts et de l'Académie française
Très bon état malgré de petites usures d'usage à la reliure
Reliure:
Petit manque de maroquin olive aux armes du plat sup.
Discrète galerie d'insecte en queue du dos
Mors du plat sup. partiellement fendu en tête
Pages intérieures:
Discrètes et éparses rousseurs
Rares piqûres
Qlqs légères salissures par endroit
Ancien tampon-ex-libris frotté à la page de titre
Etiquette de Charles Blanc publiciste
FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE
La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.
Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).
D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.
Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.