VX Argenterie - Tapis - Mobilier - Collection de la fondation des suisses dans le monde - Mardi 20 Septembre, 19h

Manteau de cérémonie de Chevalier Grand-Croix de l’Ordre espagnol royal et distingué de Charles III, du modèle statutaire de 1804, Espagne, première moitié du XIX e siècle, en taffetas de soie bleu céleste entièrement brodé d’un semi d’étoiles d’argent. Ouvert sur le devant, doublé de soie blanche, il est de forme ovale. Sur tout son périmètre se développe une large broderie en cannetille d’argent, sequins et fil de soie à trois registres : deux bandes à motifs de végétaux encadrent les figures héraldiques des maillons du collier alternant tours de Castille, lions de Léon et chiffres de Charles III (une palme et une branche de laurier encadrant un trois en chiffres romains). Une petite mozette également brodée forme col (décolorations). Largeur max. : 217 cm, hauteur max. : 313 cm, largeur de la broderie : 20 cm.
Remarque : L’Ordre espagnol royal et distingué de Charles III, Real y Distinguida Orden Espanola de Carlos III, est fondé le 19 septembre 1771 par Charles III à l'occasion de la naissance de son petit-fils l’infant Charles Clément. À l’origine, divisé en deux classes de chevaliers (60 chevaliers grand-croix et 200 chevaliers pensionnés), il est aujourd’hui le premier ordre civil espagnol et récompense les services exceptionnels rendus à l’État. Il comprend cinq classes : collier, grand-croix, commandeur du nombre, commandeur et chevalier. Son histoire est mouvementée : aboli par les Français en 1809, il continu d’être décerné par les Cortès au nom de Ferdinand VII emprisonné, à nouveau aboli par le gouvernement républicain en 1873 - mais toujours décerné par le roi carliste Charles VII -, il est restauré par la monarchie constitutionnelle en 1875, enfin, supprimé par le gouvernement provisoire républicain en 1931, il est rétabli en 1942 par Franco. Ses statuts primitifs prévoyaient que lors des assemblées solennelles les chevaliers revêtiraient un costume particulier, placé sous la protection de la Vierge, ce costume reprenait ses couleurs, blanc bordé bleu. Les statuts réformés du 12 juin 1804 modifièrent ce costume, le manteau devenait entièrement bleu céleste semé d’étoiles d’argent, la bordure des grands-croix devenait plus large que celle des autres chevaliers. Jamais formellement aboli, le costume de l’ordre tomba en désuétude à partir de 1868 lors de l’abandon des chapitres de l’ordre. Comme pour tous les grands ordres de chevalerie, les manteaux de l’ordre de Charles III parvenus jusqu’à nous sont très rares (Madrid, musée du Costume. Paris, musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie. Ventes aux enchères : Spink, Londres, jeudi 17 juillet 1997, Artcurial, Paris 15 mars 2006, Alliance Enchère, Paris, 15 novembre 2007).
Provenance :
- Offert à la Fondation pour l'Histoire des Suisses de l'étranger, en 1979, par Mme Florence Gendreau-Gonnet (+2005).
Bibliographie :
- Ceballos-Escallera y Gilla, Alfonso de, Garcia-Mercadal y Garcia-Loygorri Fernando, Las Ordenes y Condecoraciones Civiles del Reino de Espana, Boletin Oficial del Estado, Madrid, 2001.
- Ceballos-Escallera y Gilla, Alfonso de, La real y distinguida Orden española de Carlos III Boletin oficial del Estado, Madrid, 2017.
- Collectif, Grands Colliers, l’orfèvrerie au service d’un idéal, Musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, Paris, 1997.
- Constitiones de la Real y Dinstinguida Orden Espanola de Carlos Tercero, Madrid, 1804.
- Gomez Alicia, Manto de la Real Orden de Carlos III, Museo del traje, Madrid, 2005.

Lot 44
Estimation
CHF 3 000 - 5,000
Adjugé(hors frais)
CHF 6 000

Descriptif

Manteau de cérémonie de Chevalier Grand-Croix de l’Ordre espagnol royal et distingué de Charles III, du modèle statutaire de 1804, Espagne, première moitié du XIX e siècle, en taffetas de soie bleu céleste entièrement brodé d’un semi d’étoiles d’argent. Ouvert sur le devant, doublé de soie blanche, il est de forme ovale. Sur tout son périmètre se développe une large broderie en cannetille d’argent, sequins et fil de soie à trois registres : deux bandes à motifs de végétaux encadrent les figures héraldiques des maillons du collier alternant tours de Castille, lions de Léon et chiffres de Charles III (une palme et une branche de laurier encadrant un trois en chiffres romains). Une petite mozette également brodée forme col (décolorations). Largeur max. : 217 cm, hauteur max. : 313 cm, largeur de la broderie : 20 cm.

Remarque : L’Ordre espagnol royal et distingué de Charles III, Real y Distinguida Orden Espanola de Carlos III, est fondé le 19 septembre 1771 par Charles III à l'occasion de la naissance de son petit-fils l’infant Charles Clément. À l’origine, divisé en deux classes de chevaliers (60 chevaliers grand-croix et 200 chevaliers pensionnés), il est aujourd’hui le premier ordre civil espagnol et récompense les services exceptionnels rendus à l’État. Il comprend cinq classes : collier, grand-croix, commandeur du nombre, commandeur et chevalier. Son histoire est mouvementée : aboli par les Français en 1809, il continu d’être décerné par les Cortès au nom de Ferdinand VII emprisonné, à nouveau aboli par le gouvernement républicain en 1873 - mais toujours décerné par le roi carliste Charles VII -, il est restauré par la monarchie constitutionnelle en 1875, enfin, supprimé par le gouvernement provisoire républicain en 1931, il est rétabli en 1942 par Franco. Ses statuts primitifs prévoyaient que lors des assemblées solennelles les chevaliers revêtiraient un costume particulier, placé sous la protection de la Vierge, ce costume reprenait ses couleurs, blanc bordé bleu. Les statuts réformés du 12 juin 1804 modifièrent ce costume, le manteau devenait entièrement bleu céleste semé d’étoiles d’argent, la bordure des grands-croix devenait plus large que celle des autres chevaliers. Jamais formellement aboli, le costume de l’ordre tomba en désuétude à partir de 1868 lors de l’abandon des chapitres de l’ordre. Comme pour tous les grands ordres de chevalerie, les manteaux de l’ordre de Charles III parvenus jusqu’à nous sont très rares (Madrid, musée du Costume. Paris, musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie. Ventes aux enchères : Spink, Londres, jeudi 17 juillet 1997, Artcurial, Paris 15 mars 2006, Alliance Enchère, Paris, 15 novembre 2007).

Provenance :
- Offert à la Fondation pour l'Histoire des Suisses de l'étranger, en 1979, par Mme Florence Gendreau-Gonnet (+2005).

Bibliographie :
- Ceballos-Escallera y Gilla, Alfonso de, Garcia-Mercadal y Garcia-Loygorri Fernando, Las Ordenes y Condecoraciones Civiles del Reino de Espana, Boletin Oficial del Estado, Madrid, 2001.
- Ceballos-Escallera y Gilla, Alfonso de, La real y distinguida Orden española de Carlos III Boletin oficial del Estado, Madrid, 2017.
- Collectif, Grands Colliers, l’orfèvrerie au service d’un idéal, Musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, Paris, 1997.
- Constitiones de la Real y Dinstinguida Orden Espanola de Carlos Tercero, Madrid, 1804.
- Gomez Alicia, Manto de la Real Orden de Carlos III, Museo del traje, Madrid, 2005.
Complément d’informations
icone

FONDATION DES SUISSES DANS LE MONDE

La Fondation des Suisses dans le monde, hébergée depuis de nombreuses années dans le lieu historique du château de Penthes après celui de Coppet, a prouvé au monde entier que l’apport de la Suisse à la marche de l’Histoire était inversement proportionnel à sa taille géographique. Cette initiative unique, née de la conjugaison de la passion de Jean-René Bory (1928-2009) et de l’enthousiasme de nombreux donateurs pour mettre en lumière les grands destins de leurs aïeux, était un exemple du genre. Son but: «faire connaître le plus largement possible l’histoire des Suisses qui, dans le monde, ont exercé une influence significative sur la civilisation de leur temps», tant d’un point de vue militaire que dans les domaines scientifiques, culturels et économiques.

Ainsi les salles Diesbach-Watt, Stuppa, Le Fort, d’Affry, de Reding et Meuron présentaient les acteurs de la politique d’alliance de la Confédération suisse qui, après avoir prêté serment à la «Nation Suisse», combattaient au service des Puissances alliées et au sein des Régiments suisses, des Gardes Suisses et des Cent-Suisses. Les fringants uniformes rouges (lots 36, 37, 39, 4097 à 4101, 4122 à 4125,…), les armes étincelantes aux lames en acier bleuies et or (lots 38, 4106, 4107), les fleurs de lys (lot 4113) les aigles (lot 4091) ou les lions (Lot 4131), tout était convoqué pour célébrer la grandeur militaire des soldats suisses, y compris le sacrifice héroïque des Tuileries le 10 août 1792 (lot 4405).

D’autres faits plus méconnus illustrent l’omniprésence des Suisses dans la grande géopolitique. Rappelons, en guise d’exemple, que dans le face-à-face des nations lors des guerres napoléoniennes, c’est un Suisse, Jomini (lot 4507), qui sauva la Grande Armée en découvrant le passage de la Bérézina, face aux armées du tsar Alexandre. Ce tsar qui confia un jour : «Tout ce que je suis, je le dois à un Suisse», en évoquant Frédéric-César de la Harpe (lot 51), son précepteur et conseiller lausannois.

Mais il en faut davantage pour que la Suisse marque l’humanité de son sceau à la croix blanche. Entrent alors en jeu la diplomatie, l’économie, les sciences, les lettres, avec des figures hors-normes comme les scientifiques Haller (lot 61) et Jean-André Deluc (lots 60, 4416), les financiers Necker (lots 74, 4327, 4365) et Gallatin, Secrétaire d’Etat au Trésor américain (lots 4385 à 4387), l’ingénieur Koechlin (lot 4388) qui travailla à la construction de la Tour Eiffel, les sages Pictet de Rochemont et Guisan (lot 66), les audacieux Audemars (lots 4380 à 4384), Nicollier (lot 4389), Piccard (lot 4390), etc. Piguet Hôtel des Ventes est très honoré d’avoir pu revaloriser, par un travail historique et scientifique, cette collection d'une rare diversité, riche en uniformes, armes anciennes, portraits, phaléristique, numismatique, livres anciens, beauxarts, où l’on retrouve les patronymes des plus glorieuses familles suisses: Affry, Besenval, Burckhardt, Crousaz, Diesbach, Fischer, Gélieu, Gingins, Griset de Forel, Haldimand, La Harpe, Marval, May, Meuron, Necker, Pfyffer, Pictet, Reding, Rigot de Begnins, Salis, Schumacher, Schulthess, Tronchin, Vasserot de Vincy, etc.

Abonnez-vous à notre Newsletter
© HDV - PIGUET Hôtel des Ventes SA - All rights reserved - 2026 -  By Eight-id