VX - Mercredi 15 Mars, 19h

Cornelis Springer (1817-1891), Ville fantaisiste, 1849-1869, huile sur toile, signée et datée, 65,5x55,5 cm Provenance: Gisèle Waterschoot van der Gracht (1912-2013), Amsterdam, c. 1948; Collection Geert van Mesdag (1929-2021), puis restée dans la famille jusqu'à ce jour  Bibliographie: W. Laanstra, H.C. de Bruijm, Dr J.H.A. Ringeling, Cornelis Springer (1817-1891), Utrecht, 1984, p. 69, no. 49-6, ill.  Etiquette au verso avec cachets de cire: "Ondergetekende verklaart dat deze schilderij door hem is vervaardigd in het jaar 1849 en grotendeels overschilderd in het jaar 1869, Amsterdam, C. Springer" Traduction: "Le soussigné déclare que cette peinture a été faite par lui en l'an 1849 et retravaillée en l'an 1869, Amsterdam, C. Springer"

Cornelis Springer est considéré aujourd’hui comme l’un des peintres architecturaux néerlandais les plus importants et les plus influents du XIXe siècle. Issu d’une famille d’architectes d’Amsterdam, son père lui enseigne très tôt les principes de la perspective et du dessin pratiqué dans sa profession, compétences qui seront déterminantes dans le développement ultérieur de l’artiste qui se consacre aux paysages urbains. 
Après une formation artistique sous la tutelle du célèbre peintre architectural Kasparus Karsen, Springer s’oriente autour de 1850 vers des vues réalistes très détaillées, plus particulièrement d’Amsterdam, sa ville natale, mais aussi Haarlem, Enkhuizen, Zwolle, Kampen et Monnickendam. Ces peintures sont reconnues par les historiens comme un témoignage précieux d’une époque révolue.
Le présent tableau peint en 1849 est une œuvre s’inscrivant à l’apogée de la carrière de l’artiste, et clôture sa première période consacrée aux vues idéalisées de ville pour s’orienter vers des représentations photographiques réalistes. Voyageant beaucoup en Hollande, en Allemagne et en Belgique, Springer produit de nombreux croquis très détaillés servant de base à ses compositions. A cette époque l’artiste est déjà tellement renommé qu’il ne travaille plus que sur commande pour des collectionneurs et des marchands privés: une liste d’attente de deux ans pour obtenir une de ses œuvres témoigne de sa grande popularité.
Springer entraîne le spectateur dans une rue ensoleillée, où des citadins sont engagés dans leurs activités quotidiennes, certains baignés de lumière et d’autres adoucis dans l’ombre. Les bâtiments tout comme les personnages sont réalisés avec une grande virtuosité et sont d’une précision millimétrique. La lumière sublime la perfection architecturale et sa douceur nous transporte dans une atmosphère chaude et lumineuse.
Cette œuvre est inédite sur le marché et se trouve conservée à l’abri des regards du public depuis plus de 70 ans, ce qui en fait une œuvre d’autant plus rare et exceptionnelle.

Lot 39
Estimation
CHF 30 000 - 50,000
ADJUGÉ(HORS FRAIS)
CHF 33 000

DESCRIPTIF

Cornelis Springer (1817-1891), Ville fantaisiste, 1849-1869, huile sur toile, signée et datée, 65,5x55,5 cm

Provenance: Gisèle Waterschoot van der Gracht (1912-2013), Amsterdam, c. 1948; Collection Geert van Mesdag (1929-2021), puis restée dans la famille jusqu'à ce jour 

Bibliographie: W. Laanstra, H.C. de Bruijm, Dr J.H.A. Ringeling, Cornelis Springer (1817-1891), Utrecht, 1984, p. 69, no. 49-6, ill. 

Etiquette au verso avec cachets de cire: "Ondergetekende verklaart dat deze schilderij door hem is vervaardigd in het jaar 1849 en grotendeels overschilderd in het jaar 1869, Amsterdam, C. Springer"

Traduction: "Le soussigné déclare que cette peinture a été faite par lui en l'an 1849 et retravaillée en l'an 1869, Amsterdam, C. Springer"

Cornelis Springer est considéré aujourd’hui comme l’un des peintres architecturaux néerlandais les plus importants et les plus influents du XIXe siècle. Issu d’une famille d’architectes d’Amsterdam, son père lui enseigne très tôt les principes de la perspective et du dessin pratiqué dans sa profession, compétences qui seront déterminantes dans le développement ultérieur de l’artiste qui se consacre aux paysages urbains. 

Après une formation artistique sous la tutelle du célèbre peintre architectural Kasparus Karsen, Springer s’oriente autour de 1850 vers des vues réalistes très détaillées, plus particulièrement d’Amsterdam, sa ville natale, mais aussi Haarlem, Enkhuizen, Zwolle, Kampen et Monnickendam. Ces peintures sont reconnues par les historiens comme un témoignage précieux d’une époque révolue.

Le présent tableau peint en 1849 est une œuvre s’inscrivant à l’apogée de la carrière de l’artiste, et clôture sa première période consacrée aux vues idéalisées de ville pour s’orienter vers des représentations photographiques réalistes. Voyageant beaucoup en Hollande, en Allemagne et en Belgique, Springer produit de nombreux croquis très détaillés servant de base à ses compositions. A cette époque l’artiste est déjà tellement renommé qu’il ne travaille plus que sur commande pour des collectionneurs et des marchands privés: une liste d’attente de deux ans pour obtenir une de ses œuvres témoigne de sa grande popularité.

Springer entraîne le spectateur dans une rue ensoleillée, où des citadins sont engagés dans leurs activités quotidiennes, certains baignés de lumière et d’autres adoucis dans l’ombre. Les bâtiments tout comme les personnages sont réalisés avec une grande virtuosité et sont d’une précision millimétrique. La lumière sublime la perfection architecturale et sa douceur nous transporte dans une atmosphère chaude et lumineuse.

Cette œuvre est inédite sur le marché et se trouve conservée à l’abri des regards du public depuis plus de 70 ans, ce qui en fait une œuvre d’autant plus rare et exceptionnelle.

RAPPORT DE CONDITIONS

La toile d’origine a été rentoilée
Très bonne adhésion du rentoilage et bonne planéité de la toile sur son châssis. En lumière tangentielle nous ne notons aucune discontinuité de la trame ce qui semble et donc n’avons mis aucune déchirure consolidée en évidence malgré les retouches que nous mentionnerons dans la partie lumière UV.

Sous lumière UV,  nous notons que la couche picturale est très bien préservée et qu'aucune retouche n'est visible au niveau des figures et de l’architecture. Nous notons 2 retouches dans le ciel le long de la bordure supérieure, une à gauche sur environ 7 cm et une petite à droite d’environ 1 cm. Le ciel sous UV est assez chaotique probablement lié à différentes couches de vernis irrégulières et superposées. Retouches également au niveau des extrêmes bordures du tableau
Très bonne adhésion de la couche picturale sur la toile. La couche picturale est très bien conservé en particulier au niveau des figures des motifs et de l’architecture. Le ciel à l’examen semble un peu chaotique. Ceci probablement lié à la présence de plusieurs couches de vernis superposées, irrégulières qui ont se sont oxydées. Une lisibilité pourrait être retrouvée suite à l’allégement des vernis. On note quelques traces d’usures/de frottements et de petites lacunes mineures dans le ciel ainsi que au centre du personnage dans l’angle en bas à gauche (une abrasion d’environ 1 cm visible)

Les craquelures dans le ciel sont visibles, accentuées par des résidus de vernis
Encrassement de la surface, jaunissement, usure sur les bordures

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