Jean-Marc Nattier (1685-1766), Madame Adélaïde sous la figure de Diane, pierre noire et craie sur papier brun (originalement bleu?), 27x42 cm
Provenance: Vente de l’atelier de Nattier, Paris, 27 juin 1763, partie du no. 4 )« Dessins en bordures dorées & noires, sous glaces & verres & au crayon noir & blanc … Deux Madame Adelayde & Madame Henriette, en pied, bordures dorées & verres ») ; Marquis de Montmorency-Laval, sa vente, Paris, 5-8 avril 1784, no. 59 (« Deux dessins très-terminés, par Nattier, représentant des portraits en pied dans des paysages ; de deux Dames de France; une sous le caractere de Diane, une autre sous celui de Flore »); Collection Georges Couturat
Ricordo, plutôt qu’étude pour, du portrait de Madame Adélaïde sous la figure de Diane peint par Nattier en 1745 pour la chambre du Roi à Choisy dont il existe aujourd’hui de nombreuses versions. La seule signée et généralement considérée comme l’original est aujourd’hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Niort (cat. exp. Jean-Marc Nattier 1685-1766, Versailles, Musée national du Château, no.43). Adélaïde de France (1732-1800) est l’une des huit filles du roi Louis XV et de Marie Lesczynska.
Le présent dessin et le suivant furent sans doute réalisés par Nattier pour l’aider, lui et son
atelier, à exécuter les nombreuses répliques peintes qu’il allait être amené à réaliser de ces
portraits royaux. Ils auraient également pu servir à la réalisation d’une gravure. La vente de
l'atelier de Nattier de1763 comportait plusieurs autres dessins finis reprenant ses portraits peints.
Peu de ces dessins sont aujourd’hui connus, ce qui rend la découverte des deux présentes
feuilles particulièrement significative. Le Schlossmuseum de Weimar conserve ainsi un
dessin représentant Madame Marsollier et sa fille qui reprend de manière très précise la
composition d’un tableau aujourd’hui au Metropolitan Museum de New York (cat. exp. De
Callot à Greuze. Dessins français des XVIIe et XVIIIe siècles des musées de Weimar, Weimar,
New York et Paris, 2005-2006, no. 64).
Jean-Marc Nattier (1685-1766), Madame Adélaïde sous la figure de Diane, pierre noire et craie sur papier brun (originalement bleu?), 27x42 cm
Provenance: Vente de l’atelier de Nattier, Paris, 27 juin 1763, partie du no. 4 )« Dessins en bordures dorées & noires, sous glaces & verres & au crayon noir & blanc … Deux Madame Adelayde & Madame Henriette, en pied, bordures dorées & verres ») ; Marquis de Montmorency-Laval, sa vente, Paris, 5-8 avril 1784, no. 59 (« Deux dessins très-terminés, par Nattier, représentant des portraits en pied dans des paysages ; de deux Dames de France; une sous le caractere de Diane, une autre sous celui de Flore »); Collection Georges Couturat
Ricordo, plutôt qu’étude pour, du portrait de Madame Adélaïde sous la figure de Diane peint par Nattier en 1745 pour la chambre du Roi à Choisy dont il existe aujourd’hui de nombreuses versions. La seule signée et généralement considérée comme l’original est aujourd’hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Niort (cat. exp. Jean-Marc Nattier 1685-1766, Versailles, Musée national du Château, no.43). Adélaïde de France (1732-1800) est l’une des huit filles du roi Louis XV et de Marie Lesczynska.
Le présent dessin et le suivant furent sans doute réalisés par Nattier pour l’aider, lui et son
atelier, à exécuter les nombreuses répliques peintes qu’il allait être amené à réaliser de ces
portraits royaux. Ils auraient également pu servir à la réalisation d’une gravure. La vente de
l'atelier de Nattier de1763 comportait plusieurs autres dessins finis reprenant ses portraits peints.
Peu de ces dessins sont aujourd’hui connus, ce qui rend la découverte des deux présentes
feuilles particulièrement significative. Le Schlossmuseum de Weimar conserve ainsi un
dessin représentant Madame Marsollier et sa fille qui reprend de manière très précise la
composition d’un tableau aujourd’hui au Metropolitan Museum de New York (cat. exp. De
Callot à Greuze. Dessins français des XVIIe et XVIIIe siècles des musées de Weimar, Weimar,
New York et Paris, 2005-2006, no. 64).
Bon état général
La feuille de papier n'est pas contre-collé mais maintenu par toute la prériphérie. Il en résulte une légère ondulation sur l’ensemble.
La feuille bien que brune d’origine semble un peu oxydée. On note dans le paysage au niveau du ciel de multiples tâches d’éclaircissement probablement liées à l’humidité. Quelques piqûres sur l’ensemble (une dizaine environ)- peu visibles.
Plusieurs abrasion du papier laissant apparaître le support le long de la bordure gauche, à gauche du visage, sur la bordure inférieure (principalement au centre), et à droite dans l’angle de la bordure supérieure droite. Ces petites abrasions sont de petite taille environ 1 mm. (Voir photographies)
La couche picturale est relativement bien préservée et pigmentée
COLLECTION GEORGES COUTURAT (1890-1948)
Grand marchand, mécène et collectionneur de la première partie du XXème siècle, Georges Couturat était un ami des peintres. Grand-oncle des propriétaires actuels suisses par alliance d'une famille patricienne vaudoise, il a oeuvré pour valoriser le travail des artistes de la modernité comme Manguin, Camoin, Cross, Signac, etc...
Il a constitué une extraordinaire collection de plusieurs centaines d'oeuvres dans son appartement parisien incluant l'un des chef d'oeuvres de Caillebotte,"L'homme au balcon".
En tant qu’esthète, il n’hésitait pas à prodiguer ses conseils aux artistes au cours de leurs processus de création. Plus qu’un conseillé pour certains, sa relation avec Manguin pouvait s’apparenter à celle d’un confident, confortant ce dernier dans ses moments de doute, il l’aida à établir sa propre peinture.
Toutes les oeuvres provenant de cette collection et marquées en bleu dans le catalogue papier (lots 17 à 35 et 2106 à 2226) ont été conservées par descendance dans la famille jusqu'à ce jour.