ZWEIG (Stefan). Lettre autographe signée, datée du Lundi de Pâques 1938, écrite sur papier comportant son adresse londonienne imprimée de Hallam Street, adressée à Emil Ludwig, 2 pp. in-12 à l'encre violette.
Stefan Zweig, alors en exil, explique à son ami Emil Ludwig la situation difficile dans laquelle se trouve sa maman et ses biens restés en Autriche dans cette période tendue précédent le second conflit mondial suite à l'annexion de l'Autriche le 12 mars 1938. Il rend compte de cette situation cauchemardesque à son ami quelques semaines suivant l'arrivée d'Hitler en Autriche : "Sie nachfühlen, wie sehr wir betroffen sind, wir Oesterreicher. Ich habe eine [...] achtzigjährige Mutter in Wien, sie wird allein undverlassen sterben, ich habe alles, was wir Zusammenhalt [...] verloren - alles wäre neu aufzubauen, zum dritten zum vierten Mal!"
Malgré la difficulté, l'espoir de retrouver et œuvrer à un avenir meilleur reste encore bien présent dans ces propos : "Es wäre mir ein grosses Bedürfnis, mit Ihnen einen neuen Plan zu besprechen, an dessen Verwirklichung ich tätig bin und der unserer völligen Vernichtung im deutschen Sprachgebiet entgegenwirken soll." La réalité du conflit mondial et la ferveur de l'idéologie nazie eurent raison de l'auteur qui décida de mettre fin à ses jours en 1942. Très bon état
ZWEIG (Stefan). Lettre autographe signée, datée du Lundi de Pâques 1938, écrite sur papier comportant son adresse londonienne imprimée de Hallam Street, adressée à Emil Ludwig, 2 pp. in-12 à l'encre violette.
Stefan Zweig, alors en exil, explique à son ami Emil Ludwig la situation difficile dans laquelle se trouve sa maman et ses biens restés en Autriche dans cette période tendue précédent le second conflit mondial suite à l'annexion de l'Autriche le 12 mars 1938. Il rend compte de cette situation cauchemardesque à son ami quelques semaines suivant l'arrivée d'Hitler en Autriche : "Sie nachfühlen, wie sehr wir betroffen sind, wir Oesterreicher. Ich habe eine [...] achtzigjährige Mutter in Wien, sie wird allein undverlassen sterben, ich habe alles, was wir Zusammenhalt [...] verloren - alles wäre neu aufzubauen, zum dritten zum vierten Mal!"
Malgré la difficulté, l'espoir de retrouver et œuvrer à un avenir meilleur reste encore bien présent dans ces propos : "Es wäre mir ein grosses Bedürfnis, mit Ihnen einen neuen Plan zu besprechen, an dessen Verwirklichung ich tätig bin und der unserer völligen Vernichtung im deutschen Sprachgebiet entgegenwirken soll." La réalité du conflit mondial et la ferveur de l'idéologie nazie eurent raison de l'auteur qui décida de mettre fin à ses jours en 1942.
Très bon état