Art Premier - Collection Gérald Minkoff

Masque bwoom Kuba, bois, fourrure, fibres végétales, cauris et perles de verre, RDC, h.41 cm

Provenance: collection Gérald et Muriel Minkoff, Genève

Bibliographie: Décrit et illustré dans Jacques Hainard et Roland Kaehr, "Le Trou". Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, 1990, pp.169-171

Lot 3062
Estimation
CHF 500 - 700
ADJUGÉ(HORS FRAIS)
CHF 250

DESCRIPTIF

Masque bwoom Kuba, bois, fourrure, fibres végétales, cauris et perles de verre, RDC, h.41 cm

Provenance: collection Gérald et Muriel Minkoff, Genève

Bibliographie: Décrit et illustré dans Jacques Hainard et Roland Kaehr, "Le Trou". Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, 1990, pp.169-171

RAPPORT DE CONDITIONS

Bon état général/ Good overall condition

Usures d'usage à la patine/ Wear from use to the patina
Manque aux perles de verre/ Missing glass beads
Dégâts et manque à quelques cauris/ Some cowries damaged and missing
Restaurations et manques sur le bord inférieur/ Restorations and missing pieces on the lower edge

Texte d'explication de ce masque dans "Le Trou":

"Ce masque-heaume porte le nom de bwoom et est attribué aux Kuba, mais aussi aux Tshwa, Pygmées vivant parmi eux et intégrés au Royaume kuba. Dans certaines tribus voisines ce masque est appelé bongo.

Il était primitivement lié aux cérémonies d'initiation, disparues aujourd'hui, mais son usage reste associé aux cérémonies royales. Il représente un des trois types de masques royaux.

La société kuba est une société très élaborée et hiérarchisée. A chaque strate sociale correspondent des titres et des charges qui sont visualisés par un ensemble de vêtements d'apparat très sophistiqués. Ce masque apparaît pour danser seul lors de fêtes importantes.

Une bande de trois rangs de cauris (ce coquillage-sexe-graine, symbole de richesse et de fécondité) recouvre l'emplacement des yeux, ce qui lui confère un regard ambigu, à la fois multiple et interdit. Au ras de cette bande, soulignée ainsi que la coiffure par une rangée de perles de verre alternativement bleues et blanches, deux paires de fentes incisées dans le bois, au-dessus et au-dessous, permettent au danseur de voir sans être

reconnu.

Le motif caractéristique bwoong en trident prolonge celui du nez en s'évasant sur le front. Il est également constitué de bandes de cauris insérés dans une gorge taillée dans le bois. Trois autres rangs de cauris, deux morceaux de fourrure et une rangée de pompons de velours soulignent une barbe de bois.

Mais le caractère le plus intriguant de ce type de masque est un trou pratiqué au sommet du heaume, une fontanelle protégée ici par un bourrelet de paille lié en couronne et assujetti au bois, trou parfois recouvert sur d'autres exemplaires d'un morceau de peau. Il semble donc avoir une fonction précise, servir peut-être de canal de communication privilégié avec des forces occultes, mais sûrement pas, comme le suppose Joseph Cornet, n'être qu'un orifice permettant au sculpteur d'attaquer l'intérieur du masque depuis l'extérieur. Ce serait faire peu de cas de son extrême habileté."

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