Wifredo Lam (1902-1982), "Sans titre", 1970, fusain et pastel sur papier, signé et daté, contresigné, daté et dessiné au dos, 68x50,5 cm
M. Eskil Lam a examiné l'œuvre et a confirmé son authenticité par e-mail en octobre 2016
Wifredo Lam est né le 8 décembre 1902 à Sagua la Grande, à Cuba. La nature luxuriante de Sagua la Grande provoque dès son enfance un impact saisissant sur le jeune artiste que l’on ressentira dans ses futures représentations. Une nuit de 1907, il raconte avoir été saisi d'étonnement par l'ombre étrange des battements d'ailes d'une chauve-souris projetée sur les murs de sa chambre. A 21 ans, Lam entreprend un voyage en Espagne où il restera 14 ans. A Madrid, il entre en contact avec les idées et les mouvements de l'art moderne. Période marquée par la montée du fascisme, il s’engage activement contre Franco. La violence des combats ainsi que la perte brutale de sa femme et de son fils en 1931 de la tuberculose marquent profondément son œuvre. En 1938, il quitte l’Espagne pour Paris et rencontre Picasso qui l'introduit auprès de l’avant-garde (Braque, Matisse, Miró, Léger, Eluard, Leiris, Tzara, Kahnweiler, Zervos..)
À partir de 1947, le style de Lam évolue. L'influence de l'art océanien se combine à celle de l'art africain et la présence d’éléments ésotériques se fait plus dominante. Son travail gagne une ampleur internationale. Il se distingue de l'avant-garde par son style unique qui combine des éléments primitifs, de l'abstraction et de la figuration avec l'art africain et pré-colombien.
Cette œuvre de 1970 a été réalisée dans une période de maturité et d’accomplissement artistique. Les figures mythologiques et ésotériques de rituels vaudou se détachent par leurs contours noirs d’une ambiance chromatique lumineuse et floutée. La narration disparaît au profit de l'abstraction et du symbole. Ils interpellent le spectateur par leur présence fantomatique et onirique. Wifredo Lam produit une œuvre aux empreintes surréalistes, énigmatique pour le spectateur, mais à la synthèse des différentes influences vécues de son parcours personnel.
«Je suis l'enfant des rues de La Havane, élevé par la culture africaine, espagnole et chinoise. Mon art est le produit de la synthèse de toutes ces cultures, ainsi que de mes expériences de vie. Mon travail est une recherche continue de l'identité, de l'origine, de l'existence humaine et de la spiritualité.» W.L.
En créant le «Cubisme magique», comme le définit André Breton, Wifredo Lam est un précurseur de l’art contemporain en Amérique latine.
Aujourd'hui, ses œuvres sont conservées dans de nombreuses collections de musées renommés à travers le monde, tels que le Musée national d'art moderne à Paris, le Museum of Modern Art à New York, et le Musée national des beaux-arts de La Havane.
Wifredo Lam (1902-1982), "Sans titre", 1970, fusain et pastel sur papier, signé et daté, contresigné, daté et dessiné au dos, 68x50,5 cm
M. Eskil Lam a examiné l'œuvre et a confirmé son authenticité par e-mail en octobre 2016
Wifredo Lam est né le 8 décembre 1902 à Sagua la Grande, à Cuba. La nature luxuriante de Sagua la Grande provoque dès son enfance un impact saisissant sur le jeune artiste que l’on ressentira dans ses futures représentations. Une nuit de 1907, il raconte avoir été saisi d'étonnement par l'ombre étrange des battements d'ailes d'une chauve-souris projetée sur les murs de sa chambre. A 21 ans, Lam entreprend un voyage en Espagne où il restera 14 ans. A Madrid, il entre en contact avec les idées et les mouvements de l'art moderne. Période marquée par la montée du fascisme, il s’engage activement contre Franco. La violence des combats ainsi que la perte brutale de sa femme et de son fils en 1931 de la tuberculose marquent profondément son œuvre. En 1938, il quitte l’Espagne pour Paris et rencontre Picasso qui l'introduit auprès de l’avant-garde (Braque, Matisse, Miró, Léger, Eluard, Leiris, Tzara, Kahnweiler, Zervos..)
À partir de 1947, le style de Lam évolue. L'influence de l'art océanien se combine à celle de l'art africain et la présence d’éléments ésotériques se fait plus dominante. Son travail gagne une ampleur internationale. Il se distingue de l'avant-garde par son style unique qui combine des éléments primitifs, de l'abstraction et de la figuration avec l'art africain et pré-colombien.
Cette œuvre de 1970 a été réalisée dans une période de maturité et d’accomplissement artistique. Les figures mythologiques et ésotériques de rituels vaudou se détachent par leurs contours noirs d’une ambiance chromatique lumineuse et floutée. La narration disparaît au profit de l'abstraction et du symbole. Ils interpellent le spectateur par leur présence fantomatique et onirique. Wifredo Lam produit une œuvre aux empreintes surréalistes, énigmatique pour le spectateur, mais à la synthèse des différentes influences vécues de son parcours personnel.
«Je suis l'enfant des rues de La Havane, élevé par la culture africaine, espagnole et chinoise. Mon art est le produit de la synthèse de toutes ces cultures, ainsi que de mes expériences de vie. Mon travail est une recherche continue de l'identité, de l'origine, de l'existence humaine et de la spiritualité.» W.L.
En créant le «Cubisme magique», comme le définit André Breton, Wifredo Lam est un précurseur de l’art contemporain en Amérique latine.
Aujourd'hui, ses œuvres sont conservées dans de nombreuses collections de musées renommés à travers le monde, tels que le Musée national d'art moderne à Paris, le Museum of Modern Art à New York, et le Musée national des beaux-arts de La Havane.
Bon état général
Afin de ne pas endommager l'œuvre et son encadrement nous ne l'avons pas décadré
La feuille présente un léger mouvement ce qui pourrait indiquer qu'elle n'est pas contrecollée
Présence de quelques salissures mineures en marge
Dans l'angle inferieur gauche, présence d'une abrasion du papier qui a été recouverte par du blanc
Légères usures bordure inférieure
Très légère oxydation, couleur très fraiche
Une légère brillance pourrait indiquer la présence d'une couche de protection en spray