VX - mercredi soir - Tableaux

Pierre Bonnard (1867-1947), "Promenade des nourrices, frise des fiacres", 1899, suite de 4 lithographies en cinq couleurs, monogrammée "P.B.", 149 x 189 cm (à vue)

Provenance : Collection Jean-Pierre Cassigneul

Bibliographie : Francis Bouvet, Bonnard: l’œuvre gravé, Paris, Flammarion, 1981, p.68, n°55, ill. pp. 69-71; Claude Roger-Marx, Bonnard lithographe, Monte-Carlo, André Sauret éditions du livre, 1952, p.91, n°47, ill. pp. 92-93.

Lot 23
Estimation
CHF 15 000 - 25,000
ADJUGÉ(HORS FRAIS)
CHF 15 000

DESCRIPTIF

Pierre Bonnard (1867-1947), "Promenade des nourrices, frise des fiacres", 1899, suite de 4 lithographies en cinq couleurs, monogrammée "P.B.", 149 x 189 cm (à vue)

Provenance : Collection Jean-Pierre Cassigneul

Bibliographie : Francis Bouvet, Bonnard: l’œuvre gravé, Paris, Flammarion, 1981, p.68, n°55, ill. pp. 69-71; Claude Roger-Marx, Bonnard lithographe, Monte-Carlo, André Sauret éditions du livre, 1952, p.91, n°47, ill. pp. 92-93.

RAPPORT DE CONDITIONS

Assez bon état général

L'ensemble des quatre feuilles ont été entoilées à leur verso

La première feuille présente un second papier postérieur superposé en partie à la limite de la partie imprimée haute originale. Ce second papier présente une oxydation plus marquée que le reste des feuilles sur l'entièreté de sa surface.

Plusieurs déchirures restaurées à plusieurs niveaux des feuilles principales dans les surfaces blanches mais aussi au niveau du pied d'enfant de la seconde troisième feuille

En bas de feuille quelques surfaces avec des restaurations et notamment les bas de feuilles qui ont parfois des ajouts de papier ou la démarcation entre la feuille originale et l'ajout est bien visible à l'œil nu (notamment à la seconde feuille)

Minimes salissures par endroit

Quelques plis et légère ondulations à la seconde feuille et sur d'autres endroits

Minimes manques au cadre

Complément d’informations
icone

Collection Jean-Pierre Cassigneul – Peintre et collectionneur

Jean-Pierre Cassigneul, né en 1935 à Paris, est un peintre français qui grandit au cœur de la haute couture, entouré par l’univers de la maison Jean Dessès fondée par son grand-père.

Très tôt, il s’imprègne de l’élégance, des couleurs, des motifs et des textures qui se retrouvent dans son œuvre. Diplômé des Beaux-Arts, il connaît une ascension rapide grâce notamment à sa rencontre déterminante avec le marchand d’art japonais Kiyoshi Tamenaga, qui lui achète plusieurs œuvres lors de l’une de ses premières expositions. Le succès international de ses œuvres en Asie, notamment au Japon où il devient un véritable phénomène dès les années 70, et aux États-Unis, témoigne de la pérennité de son style et de son influence. Tout au long de sa carrière, il a pris plaisir à nouer des amitiés durables avec des artistes de son époque, comme Bernard Buffet et Marcel Fleiss.

Douceur de Mai est une toile réalisée dans les années 1980 qui met en scène un vocabulaire en tout point représentatif de la démarche artistique du peintre. La femme est au cœur de sa peinture et elle se pare le plus souvent des plus beaux atouts : soit du bleu serein d’un paysage marin ou lacustre, soit d’une nature luxuriante d’un jardin aux mille fleurs. La recherche d’une élégance mystique, personnifiée par une figure féminine immuable et raffinée dans des décors intemporels, est un leitmotiv dans son œuvre. À travers ses toiles, Jean-Pierre Cassigneul tisse un dialogue subtil entre la beauté classique et une modernité délicate, prenant ses distances avec les courants dominants et avant- gardistes tout en les réinterprétant à sa manière.

Cette toile n’a jamais été présentée sur le marché et provient de sa collection personnelle, qui regroupe très peu de ses réalisations. Peintre et collectionneur, Jean-Pierre Cassigneul a pris soin de s’entourer d’œuvres d’artistes qu’il affectionne et de techniques novatrices pour leur époque, acquises dans des galeries et des ventes de renom. Cela comprend notamment des séries lithographiques de peintres nabis comme Bonnard (lot 22 et 23) ou Vuillard, qu’il admirait pour leur traitement de la couleur et la force de suggestion de leur travail, ou encore le bronze de González (lot 32) qui reprend son thème de prédilection : la figure féminine.

Pierre Bonnard (1867-1947) - "Promenade des nourrices, frise des fiacres"

Influencé par les estampes japonaises et le style des maîtres de l’ukiyo-e découverts lors d’une exposition à l’École des Beaux-arts en 1890, Pierre Bonnard s’intéresse dès ses débuts au format des panneaux. Qu’il les traite en série avec les Femmes au jardin de 1891 ou sous la forme de son Ensemble champêtre de 1894, sa réflexion aboutit à l'utilisation du paravent en 1897 avec la Promenade des nourrices.

Fruit d’un travail ambitieux en cours dès 1894, cette réalisation est tout d’abord exécutée par le peintre en un seul tableau proposant une composition croquée sur le vif peinte à la détrempe. Trois ans après cette première tentative picturale, Bonnard choisit la lithographie à cinq couleurs comme medium pour cette composition au thème familier des jardins publics. La surface laissée nue permet aux motifs de s’organiser sur plusieurs plans. Les silhouettes rythment la scène et apportent un dynamisme jovial au travers des deux garçonnets poursuivant leurs cerceaux tandis que les nourrices immobiles et la frise de fiacres jouent de la surface plane des quatre feuilles et apportent une illusion de profondeur.

L’œuvre, éditée et vendue en feuilles détachées ou montées en paravent, devient ainsi un objet utile dans l’usage quotidien et se fait l’expression artistique de la recherche des nabis, à savoir l’art comme élément à part entière de la vie domestique.

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