François Boucher (1703-1770), d'après, "Sylvie délivrée par Aminte" et "Sylvie guérit Philis de la piqûre d'une abeille", paire d'huiles sur toile du XVIIIe s., 59x50 cm
Note: Ces œuvres ont très probablement été réalisées par l'atelier de la Manufacture des Gobelins en vu de la réalisation des tapisseries sur l'histoire de Sylvie et Aminte produites en 1783 par la manufacture et qui se trouvent aujourd'hui à Welbeck Abbey (Angleterre).
Bibliographie: Alexandre Ananoff, François Boucher, T. II,La Bibliothèque des Arts, Lausanne-Paris, 1976, p. 137, no. 460/6 (l'œuvre "Sylvie guérit Philis de la piqûre d'une abeille" mentionnée comme copie (dimensions erronées))
Provenance : Probablement Collection G. Davidson, Esq.; Vente Knight, Frank, & Rutley à Sidmouth, South Devon, 9 décembre 1930; Galerie Seligmann, 1939; André Weil, Paris ; Collection Xavier Givaudan, puis resté dans la famille jusqu'à ce jour
Exposition: Musée Rath, Genève, Trésors des Collections Romandes, du 26 juin au 3 octobre 1954, p. 17, no. 34 et no. 35, non illustrés (dimensions erronées)
François Boucher (1703-1770), d'après, "Sylvie délivrée par Aminte" et "Sylvie guérit Philis de la piqûre d'une abeille", paire d'huiles sur toile du XVIIIe s., 59x50 cm
Note: Ces œuvres ont très probablement été réalisées par l'atelier de la Manufacture des Gobelins en vu de la réalisation des tapisseries sur l'histoire de Sylvie et Aminte produites en 1783 par la manufacture et qui se trouvent aujourd'hui à Welbeck Abbey (Angleterre).
Bibliographie: Alexandre Ananoff, François Boucher, T. II,La Bibliothèque des Arts, Lausanne-Paris, 1976, p. 137, no. 460/6 (l'œuvre "Sylvie guérit Philis de la piqûre d'une abeille" mentionnée comme copie (dimensions erronées))
Provenance : Probablement Collection G. Davidson, Esq.; Vente Knight, Frank, & Rutley à Sidmouth, South Devon, 9 décembre 1930; Galerie Seligmann, 1939; André Weil, Paris ; Collection Xavier Givaudan, puis resté dans la famille jusqu'à ce jour
Exposition: Musée Rath, Genève, Trésors des Collections Romandes, du 26 juin au 3 octobre 1954, p. 17, no. 34 et no. 35, non illustrés (dimensions erronées)
François Boucher (1703-1770), d’après
Nos tableaux sont des copies originales du XVIIIe siècle appartenant à une série de quatre oeuvres d’après Boucher, dont les sujets sont inspirés d’épisodes du drame pastoral du Tasse L’Aminte écrit en 1573 : Sylvie guérit Phyllis de la piqûre d’une abeille, Sylvie délivrée par Aminte, Sylvie fuit le loup blessé, Aminte revient à la vie dans les bras de Sylvie. Les compositions originales de François Boucher ont été commandées en 1756 par la marquise de Pompadour pour le grand salon du château de Crécy. Après la vente du domaine en 1757, elles passèrent aux mains du duc de Penthièvre. Ce dernier les confia en prêt à la Manufacture royale des tapisseries des Gobelins qui en fit faire des répliques de haute qualité dans le but de tisser les « tentures de Boucher », en 1783, destinées à la résidence du duc de Portland à Welbeck Abbey.
Il est donc probable que nos deux tableaux, peints au XVIIIe siècle, soient ceux qui aient servi de modèles aux tapisseries des Gobelins de Welbeck Abbey et qui s’y trouvent encore aujourd’hui. Leur qualité d’exécution et leur provenance (G. Davidson Esq., puis Galerie Seligman et collection Xavier Givaudan), tendent à crédibiliser cette hypothèse.
D’un point de vue narratif, le premier tableau représente Sylvie, nymphe de la troupe de Diane qui, voyant le désarroi de la bergère Phyllis, s'empresse d'aller l'embrasser afin de la soulager d'une piqûre d'abeille. Dans la deuxième oeuvre, le berger Aminte délivre la chaste Sylvie qu’il aime d’un sentiment pur, des chaînes dont un méchant satyre l’a fait prisonnière pour la violer. Il n’est pas étonnant que ces histoires d’amour pastoral, à la mode au XVIIIe s. et récemment traduites en français, aient conquis l’imaginaire de François Boucher dans son élan créateur…