Frans Snyders (1579-1657), cercle de, Chasse au lion, huile sur toile, 179x244,5 cm Provenance: Château d'Hauteville, (Vaud), XVIIIe s.; acheté en 1955, collections privées, Suisse Bibliographie: Inventaires du Château du XVIIIe et XIXe s. déposés aux Archives Cantonales Vaudoises; Frédéric Grand d'Hauteville, Le Château d'Hauteville et la Baronnie de Saint-Légier La Chiésaz, 1932, cité p.145
Frans Snyders (1579-1657), cercle de, Chasse au lion, huile sur toile, 179x244,5 cm
Provenance: Château d'Hauteville, (Vaud), XVIIIe s.; acheté en 1955, collections privées, Suisse
Bibliographie: Inventaires du Château du XVIIIe et XIXe s. déposés aux Archives Cantonales Vaudoises; Frédéric Grand d'Hauteville, Le Château d'Hauteville et la Baronnie de Saint-Légier La Chiésaz, 1932, cité p.145
Bon état général de conservation
Frans Snyders
Au XVIIe siècle les peintres flamands s’affirment dans un nouveau genre, l’art animalier, et développent un véritable bestiaire, par la diversité, le réalisme, et la précision de leurs représentations. L’animal est désormais au premier plan des compositions, en véritable sujet digne d’intérêt alors qu’il n’avait auparavant qu’une valeur de symbole ou d’emblème. Les peintres
flamands, si sensibles au rendu des matières, excellent alors dans la représentation plus ou moins fidèle de l’animal, selon qu’ils s’inspirent d’un modèle vivant ou de sources livresques, en particulier pour les animaux exotiques. Frans Snyders, Pieter Boel, Jan Fyt ou encore Paul de Vos, s’illustrent parmi les plus grands peintres animaliers, formés autour des ateliers des maîtres Pieter II Brueghel et Rubens, unissant leur talent pour atteindre des compositions spectaculaires inégalées.
Cette scène de chasse est exceptionnelle de par son format imposant et sa qualité d’exécution. D’une facture nerveuse et d’un réalisme exacerbé, elle entre en résonnance avec le mouvement baroque, où la fougue et la tragédie sont de mise, et s’inscrit plus particulièrement dans un traitement proche des représentations du maître Frans Snyders: contrairement au traitement de de Vos, plus doux, Snyders mise sur l’intensité de l'instant qu’il suggère
notamment par la tension extrême des muscles particulièrement dessinés, une palette tout en contraste et un travail très abouti sur les matières par une subtile étude de la lumière, au rendu d’une intensité rare. Cette œuvre s’illustre par rapport aux traditionnelles scènes de chasse au gibier (cerf, sanglier) par le choix singulier du lion qui reste rarement représenté. Animal évoquant la force et le courage, il donne un caractère majestueux, noble et puissant et fait écho aux célèbres scènes de chasses au lion de Rubens.
Victime de son succès, cette magnifique composition a été reprise par les artistes de l’époque pour honorer des commandes de prestigieuses collections privées comme celle du Palais de Sans souci à Postdam ou du manoir de Dyrham Park, Gloucestershire. Une autre version par de Vos fait partie des collections de la National Gallery de Prague.
L’œuvre présentée en vente entre dans les collections du Château d’Hauteville (VD) à partir du XVIIIe s. jusqu’en 1955 où elle est vendue à des collectionneurs privés suisses. Elle est inédite sur le marché des enchères.