Petit bureau d'appoint ayant appartenu à sa Majesté Léopold II, roi des belges, Angleterre, circa 1900, en placage d'acajou moucheté et filets de marqueterie, à plateau à abattant démasquant un intérieur composé de plusieurs niches et agrémenté d'un nécessaire de bureau en cuir vert composé de nombreux éléments dont un calendrier, un dessous de main, un cartable, un encrier, etc..., montants légèrement cambrés et entretoisés, 80x67x41 cm. Ce bureau d’appoint aux lignes sobres n’en reste pas moins luxueux. En effet, on retrouve sur ce dernier de nombreux détails d’une élégance fine si caractéristiques de cette époque de faste, tels l’ouvre-lettres en ivoire et argent ou encore l’encrier de laiton gainé de cuir vert. Provenance : Propriété de Léopold II et situé dans une de ses résidences sur la Côte d'Azur Légué en 1921 à M. André de Joly (1857-1934), préfet des Alpes Maritimes Par descendance jusqu'à ce jour
Petit bureau d'appoint ayant appartenu à sa Majesté Léopold II, roi des belges, Angleterre, circa 1900, en placage d'acajou moucheté et filets de marqueterie, à plateau à abattant démasquant un intérieur composé de plusieurs niches et agrémenté d'un nécessaire de bureau en cuir vert composé de nombreux éléments dont un calendrier, un dessous de main, un cartable, un encrier, etc..., montants légèrement cambrés et entretoisés, 80x67x41 cm.
Ce bureau d’appoint aux lignes sobres n’en reste pas moins luxueux. En effet, on retrouve sur ce dernier de nombreux détails d’une élégance fine si caractéristiques de cette époque de faste, tels l’ouvre-lettres en ivoire et argent ou encore l’encrier de laiton gainé de cuir vert.
Provenance :
Propriété de Léopold II et situé dans une de ses résidences sur la Côte d'Azur
Légué en 1921 à M. André de Joly (1857-1934), préfet des Alpes Maritimes
Par descendance jusqu'à ce jour
André de Joly -
André de Joly (Paris 1857 - Anvers 1934) fut préfet des Alpes Maritimes à Nice de 1904 à 1917. Au cours de son mandat, il connut le faste des soirées d’hiver sur la Côte d’Azur en compagnie de la royauté européenne et de hautes personnalités, mais aussi les heures sombres de la première guerre mondiale.
A l'âge de 30 ans, il reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur et il est promu préfet en 1893 en raison de son engagement au service de son pays et du peuple français. Investit dans cette nouvelle fonction, il est décoré de la croix d’officier et sa diplomatie contribue à éteindre les troubles sociaux de Saône et Loire en 1899. Il initie de nombreux projets de restauration d'églises, de musées et de châteaux qu'il considère comme patrimoine français dans le Maine et Loire. L'une de ses plus grandes réalisations est la construction de la Corniche de la Moyenne de Nice à Monaco lors de son mandat de préfet des Alpes Maritimes.
Dans son journal personnel détaillant sa carrière, il déclare : « j’ai toujours été passionné au fil des années par la profession de préfet, qui permet tant d’initiatives, le mieux étant quand on arrive à garder, comme j’ai été en mesure de le faire, son libre arbitre ». Il reçoit la Médaille d'or de la mutualité et la Médaille d'honneur des Epidémies avant d’être élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur en 1910. Au cours de sa carrière, il est décoré 30 fois et reçoit des décorations de Russie, Grande-Bretagne, Autriche, Suède, Allemagne, Serbie et Monaco (vendues à Christie's King Street, Londres, Ordres, décorations et médailles de campagne, 22 juillet 1986).
En raison de son poste de haut fonctionnaire de l’Etat français, André de Joly a eu le privilège de fréquenter pendant de nombreuses années les plus grandes personnalités européennes dont sa Majesté Léopold II qui fréquentait régulièrement la côte d’Azur pour y rencontrer sa maîtresse et investir dans l’immobilier, notamment avec les villas « Les Cèdres » ou bien « La Léopolda » décorée par son architecte privilégié, Aaron Messiah, qui joua un rôle prépondérant au côté du baron Auguste Goffinet pour que M. De Joly puisse hériter du bureau en reconnaissance des relations privilégiés qu’il avait entretenues avec sa Majesté Léopold II.
On retrouve d’ailleurs plusieurs passages dans son journal personnel qui retracent ces relations : « Les escadres françaises et les navires étrangers ont tous étés fêtés dans ma préfecture par des bals, des concerts, des dîners qui ont été très nombreux [...] On peut se rappeler le toast de l’Elysée du Roi Léopold parlant avec tant de chaleur du préfet et du département des Alpes Maritimes. »