22 lettres, 22 cartes postales, 2 dessins d'enfants et 1 petite photographie de la Grande Duchesse Olga Alexandrovna Romanov (1882-1960), soeur du tsar Nicolas II, entre 1895 et 1914 envoyés à son précepteur genevois Ferdinand Thormeyer.
M. Thormeyer, appelé « Bonné » puis « Siocha » par la Grande Duchesse, s’est occupé des enfants du tsar Alexandre III de 1886 à 1899.
Plusieurs lettres sont écrites sur papier impérial surmonté de différents monogrammes de la Grande Duchesse : les initiales OA entrelacées, Olga ou Ombra (version russe de son nom), parfois sur papier de deuil.
Jusqu’en 1899, Olga écrit à M. Thormeyer pour exercer son français pendant ses séjours estivaux au Danemark : Je vous écris parce que je dois écrire le français chaque matin (lettre de Bernstorff, sans date). En dehors des jeux avec ses cousines anglaises, des promenades en yachts, à cheval ou en vélocipède avec ses oncles, tantes et cousins du côté maternel, à savoir les familles de la plupart des monarques européens de l’époque, elle raconte les grands événements auxquels elle assiste, notamment l’organisation de l’enterrement de sa grand-mère la reine du Danemark en 1898.
La Grande Duchesse Olga est très proche de son frère le Grand Duc Mikhail Alexandrovitch. Elle relate leurs activités (promenades, chasses, navigation…) et leur dédain commun pour les grandes réceptions mondaines organisées par sa mère. Olga partage aussi avec Mikhaïl son amour de la Russie, des officiers, des soldats et de l’armée en général. Elle est accablée par les revers de l’armée russe au Japon en 1904-1905.
Olga aime profondément son frère et s’inquiète de la grande tristesse qui l’envahit dès 1906 et des distances qu’il prend avec elle. Elle tente de le retrouver en lui rendant visite à Gatchina ou en l’invitant à Olgino où elle vit avec Petia, son époux. Mais son frère lui échappe. En 1912, elle réprouve âprement son mariage inconvenant perçu comme une trahison envers son frère aîné, le Tsar Nicolas II : "la chose est arrivée".
Cet ensemble de lettres d’Olga depuis la Russie s’achève avec le début de la première guerre mondiale : elle raconte qu’elle soigne les blessés dans sa lettre de 1914.
22 lettres, 22 cartes postales, 2 dessins d'enfants et 1 petite photographie de la Grande Duchesse Olga Alexandrovna Romanov (1882-1960), soeur du tsar Nicolas II, entre 1895 et 1914 envoyés à son précepteur genevois Ferdinand Thormeyer.
M. Thormeyer, appelé « Bonné » puis « Siocha » par la Grande Duchesse, s’est occupé des enfants du tsar Alexandre III de 1886 à 1899.
Plusieurs lettres sont écrites sur papier impérial surmonté de différents monogrammes de la Grande Duchesse : les initiales OA entrelacées, Olga ou Ombra (version russe de son nom), parfois sur papier de deuil.
Jusqu’en 1899, Olga écrit à M. Thormeyer pour exercer son français pendant ses séjours estivaux au Danemark : Je vous écris parce que je dois écrire le français chaque matin (lettre de Bernstorff, sans date). En dehors des jeux avec ses cousines anglaises, des promenades en yachts, à cheval ou en vélocipède avec ses oncles, tantes et cousins du côté maternel, à savoir les familles de la plupart des monarques européens de l’époque, elle raconte les grands événements auxquels elle assiste, notamment l’organisation de l’enterrement de sa grand-mère la reine du Danemark en 1898.
La Grande Duchesse Olga est très proche de son frère le Grand Duc Mikhail Alexandrovitch. Elle relate leurs activités (promenades, chasses, navigation…) et leur dédain commun pour les grandes réceptions mondaines organisées par sa mère. Olga partage aussi avec Mikhaïl son amour de la Russie, des officiers, des soldats et de l’armée en général. Elle est accablée par les revers de l’armée russe au Japon en 1904-1905.
Olga aime profondément son frère et s’inquiète de la grande tristesse qui l’envahit dès 1906 et des distances qu’il prend avec elle. Elle tente de le retrouver en lui rendant visite à Gatchina ou en l’invitant à Olgino où elle vit avec Petia, son époux. Mais son frère lui échappe. En 1912, elle réprouve âprement son mariage inconvenant perçu comme une trahison envers son frère aîné, le Tsar Nicolas II : "la chose est arrivée".
Cet ensemble de lettres d’Olga depuis la Russie s’achève avec le début de la première guerre mondiale : elle raconte qu’elle soigne les blessés dans sa lettre de 1914.
Collection Ferdinand Thormeyer
En 1918, le règne des Romanov sur l’Empire de Russie