Mercredi 14 Décembre, 19h

Ecole espagnole (1re moitié du XVIIe s.), Guitariste dans l’atelier du peintre, huile sur toile, monogrammée B ME et datéeindistinctement 16[3 ou 4][?]), 100,5x77,5 cm Provenance: dans la famille Van Meeuwen, La Haye,puis Suisse, depuis le début du XXe s. (selon la tradition familiale)

Expertise : Nousremercions Ellis Dullaart du RKD (Netherlands Institute for Art History) de sonavis sur cette oeuvre d'après photographies rejetant une appartenance à uneécole flamande ou hollandaise, 11.2016

Notre Guitariste semble emprunterplusieurs sources d’inspirations. Le sujet, extrêmement populaire dans l’Europedu XVIIe s., plus typiquement hollandais, est à rapprocher des joueurs de luthet de guitare, notamment des séries de portraits de musiciens de Frans Hals (1580-1666), par exemple Le joueur de rommelpot, ca 1618-22 ou encore le Bouffon au luth, ca.1623-1624.

Cependant, ce sujet hérité dela Hollande, est traité et modelé à la manière espagnole : le pinceau est vif,rapide, synthétique, les rehauts appliqués en tratteggio, ce qui ne manque pasde rappeler la manière de Velasquez. La lumière, très frontale, joue sur lesreliefs et creuse les ombres, rappelant, quant à elle, le caravagisme deRibera. Notre tableau est exécuté sur une teinte de fond ocre-brun quipourrait être du "ocre-pardo", préparation typiquement sévillane duXVIIe s. .

Le monogramme «BME», bien que repassé par une précédenterestauration, semble être contemporain à l’œuvre et semble désigner cette peinturecomme une œuvre de Murillo.

 

Lot 1204
Estimation
CHF 2 000 - 3,000
Adjugé(hors frais)
CHF 4 000

Descriptif

Ecole espagnole (1re moitié du XVIIe s.), Guitariste dans l’atelier du peintre, huile sur toile, monogrammée B ME et datéeindistinctement 16[3 ou 4][?]), 100,5x77,5 cm

Provenance: dans la famille Van Meeuwen, La Haye,puis Suisse, depuis le début du XXe s. (selon la tradition familiale)

Expertise : Nousremercions Ellis Dullaart du RKD (Netherlands Institute for Art History) de sonavis sur cette oeuvre d'après photographies rejetant une appartenance à uneécole flamande ou hollandaise, 11.2016

Notre Guitariste semble emprunterplusieurs sources d’inspirations. Le sujet, extrêmement populaire dans l’Europedu XVIIe s., plus typiquement hollandais, est à rapprocher des joueurs de luthet de guitare, notamment des séries de portraits de musiciens de Frans Hals (1580-1666), par exemple Le joueur de rommelpot, ca 1618-22 ou encore le Bouffon au luth, ca.1623-1624.

Cependant, ce sujet hérité dela Hollande, est traité et modelé à la manière espagnole : le pinceau est vif,rapide, synthétique, les rehauts appliqués en tratteggio, ce qui ne manque pasde rappeler la manière de Velasquez. La lumière, très frontale, joue sur lesreliefs et creuse les ombres, rappelant, quant à elle, le caravagisme deRibera. Notre tableau est exécuté sur une teinte de fond ocre-brun quipourrait être du "ocre-pardo", préparation typiquement sévillane duXVIIe s. .

Le monogramme «BME», bien que repassé par une précédenterestauration, semble être contemporain à l’œuvre et semble désigner cette peinturecomme une œuvre de Murillo.

 

Complément d’informations
icone

Ecole espagnole

Provenance: dans la famille Van
Meeuwen, La Haye, puis Suisse,
depuis le début du XXe s. (selon la
tradition familiale)
Expertise : Nous remercions Ellis
Dullaart du RKD (Netherlands
Institute for Art History) de son
avis sur cette oeuvre d’après
photographies rejetant une
appartenance à une école flamande
ou hollandaise, 11.2016.
Notre Guitariste semble emprunter
plusieurs sources d’inspirations.
Le sujet, extrêmement populaire
dans l’Europe du XVIIe s., plus
typiquement hollandais, est à
rapprocher des joueurs de luth
et de guitare, notamment des
séries de portraits de musiciens
de Frans Hals (1580-1666) par
exemple Le joueur de rommelpot,
ca 1618-22 ou encore le Bouffon
au luth, ca.1623-1624. Cependant,
ce sujet hérité de la Hollande,
est traité et modelé à la manière
espagnole : le pinceau est vif,
rapide, synthétique, les rehauts
appliqués en tratteggio, ce qui
ne manque pas de rappeler la
manière de Velasquez. La lumière,
très frontale, joue sur les reliefs
et creuse les ombres, rappelant,
quant à elle, le caravagisme de
Ribera. Notre tableau est exécuté
sur une teinte de fond ocre-brun
qui pourrait être du «ocre-pardo»,
préparation typiquement sévillane
du XVIIe s. Le monogramme
«BME», bien que repassé par une
précédente restauration, paraît être
contemporain à l’oeuvre et semble
désigner cette peinture comme une
oeuvre de Murillo.
MAÎTRES ANCIENS
Abonnez-vous à notre Newsletter
© HDV - PIGUET Hôtel des Ventes SA - All rights reserved - 2026 -  By Eight-id