GRIMM Frédéric-Melchior, baron de (1723-1807). Écrivain et diplomate allemand qui entretient des relations avec le monde des Lumières en France et dans les cours éclairées de l'Europe de son temps. 3 lettres autographes dont 2 signées, 2 pp. in-8° et 5 pp. in-4°, 1772-1789, au Comte de Vergennes et autres. Le baron se félicite des cadeaux qu'il a pu faire « Je suis tout enflé d'avoir si bien deviné le gout du souverain chéri de mon coeur » et est dans l'attente d'1 ouvrage : « Malgré tout mes soins je n'ai pu avoir encore l'Astronomie lunaire nautique; mais le premier exemplaire m'en est promis ». Il cherche par ailleurs à contacter certaines personnes : « Ayez la bonté de vous charger de la réponse de M. le Maréchal sous la même adresse et surtout de prier le Prince Kourakin de vous donner la sienne ». Enfin, la dernière missive est une requête afin de subvenir aux besoins de la petite fille de Madame d'Épinay qui vient de mourir (15 avril 1783) : « J'ose vous assurer que vous n'aurez jamais fait une action plus digne de vous qu'en prenant sous votre protection une fille de la plus grande espérance [...]. On ne peut la connaitre sans s'y intéresser, on ne peut songer à son malheur sans avoir l'âme déchirée ». Provenance : Collection privée d'un érudit francophile bâlois
GRIMM Frédéric-Melchior, baron de (1723-1807). Écrivain et diplomate allemand qui entretient des relations avec le monde des Lumières en France et dans les cours éclairées de l'Europe de son temps. 3 lettres autographes dont 2 signées, 2 pp. in-8° et 5 pp. in-4°, 1772-1789, au Comte de Vergennes et autres.
Le baron se félicite des cadeaux qu'il a pu faire « Je suis tout enflé d'avoir si bien deviné le gout du souverain chéri de mon coeur » et est dans l'attente d'1 ouvrage : « Malgré tout mes soins je n'ai pu avoir encore l'Astronomie lunaire nautique; mais le premier exemplaire m'en est promis ». Il cherche par ailleurs à contacter certaines personnes : « Ayez la bonté de vous charger de la réponse de M. le Maréchal sous la même adresse et surtout de prier le Prince Kourakin de vous donner la sienne ». Enfin, la dernière missive est une requête afin de subvenir aux besoins de la petite fille de Madame d'Épinay qui vient de mourir (15 avril 1783) : « J'ose vous assurer que vous n'aurez jamais fait une action plus digne de vous qu'en prenant sous votre protection une fille de la plus grande espérance [...]. On ne peut la connaitre sans s'y intéresser, on ne peut songer à son malheur sans avoir l'âme déchirée ».
Provenance : Collection privée d'un érudit francophile bâlois
Très bon état.