Ensemble de 41 lettres et 6 cartes postales de la Grande Duchesse Olga Alexandrovna Romanov (1882-1918) écrite entre 1920 et 1925 à son précepteur genevois Ferdinand Thormeyer, appelé "Siocha". M. Thormeyer, appelé « Bonné » puis « Siocha » par la Grande Duchesse, s’occupe des enfants du tsar Alexandre III de 1886 à 1899. La Grande Duchesse raconte, en français à Thormeyer, comment elle a quitté, avec son mari Nikolaj Kulikovsky et ses 2 enfants en bas âge, la terre de Russie qu’elle adore (elle ramasse symboliquement une motte de terre avant de passer la frontière – lettre de février 1920) et comment elle a trouvé refuge au Danemark, au Palais de Hvisdöre, près de sa mère, l'impératrice douairière Maria Fedorovna, à laquelle elle prodigue des soins quotidiens. La vie de la Grande Duchesse est totalement bouleversée : elle connaît pour la première fois des soucis financiers, doit élever seule ses enfants et s’occuper de sa mère vieillissante. Dans cette situation difficile, Olga fait preuve d’une incroyable énergie. Elle se démène sur tous les fronts : elle gagne de l’argent en vendant ses aquarelles et en publiant des livres pour enfants en Angleterre, elle prodigue à ses garçons des cours de français et d’anglais en leur choisissant un modèle d’éducation pragmatique "pour en faire des ingénieurs, ce qui leur donnera du travail dans la vie. […] Si nous retournons en Russie, ils seront des Cosaques".
La Russie lui manque et Olga consacre toute l’énergie qu’elle peut à sa patrie. Elle vit modestement pour faire parvenir, avec l'aide de Ferdinand Thormeyer, délégué à la Croix-Rouge, de l’argent et des cadeaux à ses anciens compatriotes.
Avec l’expérience de ces premières années d’exil et la conscience que son passé à la Cour impériale est définitivement révolu, Olga ressent le passage du temps et signe en 1923, à 41 ans : votre vieille Olga.Ensemble de 41 lettres et 6 cartes postales de la Grande Duchesse Olga Alexandrovna Romanov (1882-1918) écrite entre 1920 et 1925 à son précepteur genevois Ferdinand Thormeyer, appelé "Siocha".
M. Thormeyer, appelé « Bonné » puis « Siocha » par la Grande Duchesse, s’occupe des enfants du tsar Alexandre III de 1886 à 1899. La Grande Duchesse raconte, en français à Thormeyer, comment elle a quitté, avec son mari
Nikolaj Kulikovsky et ses 2 enfants en bas âge, la terre de Russie qu’elle
adore (elle ramasse symboliquement une motte de terre avant de passer la
frontière – lettre de février 1920) et comment elle a trouvé refuge au
Danemark, au Palais de Hvisdöre, près de sa mère, l'impératrice douairière Maria Fedorovna, à laquelle elle prodigue des soins quotidiens.
La vie de la Grande Duchesse est totalement
bouleversée : elle connaît pour la première fois des soucis financiers,
doit élever seule ses enfants et s’occuper de sa mère vieillissante.
Dans cette situation difficile, Olga fait preuve
d’une incroyable énergie. Elle se démène sur tous les fronts : elle gagne
de l’argent en vendant ses aquarelles et en publiant des livres pour enfants en
Angleterre, elle prodigue à ses garçons des cours de français et d’anglais en
leur choisissant un modèle d’éducation pragmatique "pour en faire des ingénieurs,
ce qui leur donnera du travail dans la vie. […] Si nous retournons en Russie,
ils seront des Cosaques".
La Russie lui manque et Olga consacre toute l’énergie qu’elle
peut à sa patrie. Elle vit modestement pour faire parvenir, avec l'aide de Ferdinand Thormeyer, délégué à la Croix-Rouge, de l’argent et des cadeaux à ses
anciens compatriotes.
Collection Ferdinand Thormeyer
En 1918, le règne des Romanov sur l’Empire de Russie