Walter Richard Sickert (1860-1942), Vue de Venise, sanguine sur papier, signée, 30x22 cm (à vue) Provenance: André Gide (acquis par l'écrivain en 1904), puis collection Catherine Gide
C’est en mai-juin 1882, au cours d’un séjour à Londres en compagnie de peintres comme Rodin, Fantin-Latour, Helleu, que Jacques-Émile Blanche fait la connaissance de Walter Sickert et de Whistler, ce dernier étant leur maître à tous deux. Peu de temps après, en 1885, Sickert s’installe à Dieppe où, fondant une nouvelle famille, vivant dans des conditions financières difficiles, il va séjourner, avec quelques interruptions, près de trente ans. C’est là que Blanche, venant presque en voisin de sa demeure d’Offranville, va devenir son ami, son disciple et son protecteur,
À partir de 1901, la vie de Gide se fait un peu moins nomade. Ayant vendu le château de La Roque, il vit davantage à Cuverville, auprès de Madeleine qui n’aime rien tant que sa demeure familiale. De là, il lui est facile de rendre visite à Blanche, à sa résidence d’été d’Offranville, et de se laisser entraîner par lui jusqu’à Dieppe. Le 12 août, la rencontre entre Gide et Sickert a lieu par le biais de Blanche.
Gide est suffisamment séduit pour désirer acquérir plusieurs oeuvres de Sickert : cinq en 1902, quatre en 1903, sept dessins en 1904 (dont celui-ci) et encore deux tableaux les deux années suivantes. Ces achats sont aussi une forme de soutien à l'artiste en difficulté financière, comme Gide le fit tout au long de sa vie envers des créateurs, qu’ils soient peintres ou écrivains. Les vues de Venise, où Sickert séjourne à plusieurs reprises de 1895 à 1904, dominent les acquisition de Gide.
Walter Richard Sickert (1860-1942), Vue de Venise, sanguine sur papier, signée, 30x22 cm (à vue)
Provenance: André Gide (acquis par l'écrivain en 1904), puis collection Catherine Gide
C’est en mai-juin 1882, au cours d’un séjour à Londres en compagnie de peintres comme Rodin, Fantin-Latour, Helleu, que Jacques-Émile Blanche fait la connaissance de Walter Sickert et de Whistler, ce dernier étant leur maître à tous deux. Peu de temps après, en 1885, Sickert s’installe à Dieppe où, fondant une nouvelle famille, vivant dans des conditions financières difficiles, il va séjourner, avec quelques interruptions, près de trente ans. C’est là que Blanche, venant presque en voisin de sa demeure d’Offranville, va devenir son ami, son disciple et son protecteur,
À partir de 1901, la vie de Gide se fait un peu moins nomade. Ayant vendu le château de La Roque, il vit davantage à Cuverville, auprès de Madeleine qui n’aime rien tant que sa demeure familiale. De là, il lui est facile de rendre visite à Blanche, à sa résidence d’été d’Offranville, et de se laisser entraîner par lui jusqu’à Dieppe. Le 12 août, la rencontre entre Gide et Sickert a lieu par le biais de Blanche.
Gide est suffisamment séduit pour désirer acquérir plusieurs oeuvres de Sickert : cinq en 1902, quatre en 1903, sept dessins en 1904 (dont celui-ci) et encore deux tableaux les deux années suivantes. Ces achats sont aussi une forme de soutien à l'artiste en difficulté financière, comme Gide le fit tout au long de sa vie envers des créateurs, qu’ils soient peintres ou écrivains. Les vues de Venise, où Sickert séjourne à plusieurs reprises de 1895 à 1904, dominent les acquisition de Gide.
Moyen état de conservation
En raison du bon état de l'encadrement et afin d'éviter tout dommage nous n'avons pas décadré l'oeuvre
La feuille de papier pourrait être contrecollée
La feuille semble d'origine de coloration jaune mais possède toutefois une oxydation
Présence de quelques rousseurs sur les bordures en particulier la bordure supérieure
La sanguine est dans un état moyen , sa pigmentation s'est altérée, elle est estompée