Mercredi 15 Mars, 14h

Bonheur du jour d'époque Transition, estampillé N.PETIT, en placage toute face d’amarante et marqueterie de bois fruitier et teinté à décor d'objets tels qu'instruments, ustensiles, vases et paniers fleuris, gradin présentant trois vantaux découvrant petits tiroirs et niches et surmonté d'une galerie ajourée en bronze doré, plateau ceint d'une lingotière supporté par une ceinture découpée et ouvrant par un tiroir démasquant un écritoire doublé d'un maroquin vert, montants légèrement cambrés réunis par une tablette d'entretoise, 98x71x43 cm  Nicolas Petit (1732-1791), reçu Maître le 21 janvier 1761 Provenance : acheté par M. Givaudan, le 22 mars 1923, puis par descendance jusqu'à ce jour Nicolas Petit ouvre son atelier rue du Faubourg Saint-Antoine à l’enseigne au  ‘’Nom de Jésus’’. Sa carrière s’étalera sur plus de trente ans. Période durant laquelle il s’adaptera aux différents styles du XVIIIe s. Ses recherches esthétiques et son désir de s’adapter lui feront réaliser une riche production de meubles autant éclectiques que raffinés. Dès 1763, sa réputation est établie, lui apportant réussite et prospérité.

Son style débute par des formes aériennes et galbées, des marqueteries fines de branchages fleuris, des feuilles de placages ou encore des réalisations en vernis Martin. Ses œuvres Transition évoluent vers plus de raffinement, allant même jusqu’à la création de petits meubles à mécanisme. Adepte du ‘’goût grec’’, ses meubles seront ornés de décors géométriques en marqueterie, de scènes animées et objets de Lettrés, ou encore de bronzes à l’antique, tout comme le faisait le célèbre ébéniste Charles Topino (1742-1803). Sa production Louis XVI, quant à elle, se définit par une ornementation bien plus épurée et une prédominance de l’acajou.
Les meubles de Nicolas Petit sont présents dans les plus grandes collections, que ce soit à Paris, au musée Cognac-Jay, Nissim-de-Camondo et aux Arts décoratifs, ou à l’étranger comme dans la célèbre Wallace Collection de Londres.

Lot 589
Estimation
CHF 10 000 - 15,000
ADJUGÉ(HORS FRAIS)
CHF 18 000

DESCRIPTIF

Bonheur du jour d'époque Transition, estampillé N.PETIT, en placage toute face d’amarante et marqueterie de bois fruitier et teinté à décor d'objets tels qu'instruments, ustensiles, vases et paniers fleuris, gradin présentant trois vantaux découvrant petits tiroirs et niches et surmonté d'une galerie ajourée en bronze doré, plateau ceint d'une lingotière supporté par une ceinture découpée et ouvrant par un tiroir démasquant un écritoire doublé d'un maroquin vert, montants légèrement cambrés réunis par une tablette d'entretoise, 98x71x43 cm 

Nicolas Petit (1732-1791), reçu Maître le 21 janvier 1761

Provenance : acheté par M. Givaudan, le 22 mars 1923, puis par descendance jusqu'à ce jour

Nicolas Petit ouvre son atelier rue du Faubourg Saint-Antoine à l’enseigne au  ‘’Nom de Jésus’’. Sa carrière s’étalera sur plus de trente ans. Période durant laquelle il s’adaptera aux différents styles du XVIIIe s. Ses recherches esthétiques et son désir de s’adapter lui feront réaliser une riche production de meubles autant éclectiques que raffinés. Dès 1763, sa réputation est établie, lui apportant réussite et prospérité.

Son style débute par des formes aériennes et galbées, des marqueteries fines de branchages fleuris, des feuilles de placages ou encore des réalisations en vernis Martin. Ses œuvres Transition évoluent vers plus de raffinement, allant même jusqu’à la création de petits meubles à mécanisme. Adepte du ‘’goût grec’’, ses meubles seront ornés de décors géométriques en marqueterie, de scènes animées et objets de Lettrés, ou encore de bronzes à l’antique, tout comme le faisait le célèbre ébéniste Charles Topino (1742-1803). Sa production Louis XVI, quant à elle, se définit par une ornementation bien plus épurée et une prédominance de l’acajou.
Les meubles de Nicolas Petit sont présents dans les plus grandes collections, que ce soit à Paris, au musée Cognac-Jay, Nissim-de-Camondo et aux Arts décoratifs, ou à l’étranger comme dans la célèbre Wallace Collection de Londres.


Complément d’informations
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Collection Givaudan

Originaire de Lyon, Xavier (1867-

  1. et Léon (1875-1936) Givaudan sont des exemples de la réussite industrielle d’avantguerre.

Très vite, ils excellent dans la production de parfums de synthèse, de produits chimiques et de savon et font fortune à l'aube du XXe siècle.

Xavier Givaudan commence ses études à la célèbre école de la Martinière à Lyon qu’il fréquente avec les frères Lumière puis obtient son diplôme de pharmacien. Dès 1891, il crée une société à Lyon, qui prendra plus tard le nom de Givaudan-Lavirotte & Cie, consacrée à la fabrication de produits chimiques et pharmaceutiques. Son frère Léon, étudiant à l’Ecole Polytechnique de Zurich, effectue des recherches sur les huiles essentielles et les parfums synthétiques.

Très unis, les deux frères louent un grand terrain à la ville de Genève au bord du Rhône, à Vernier, à la fin du XIXe siècle. Ils y montent une usine de production et fondent la Société Léon Givaudan et Compagnie qui se fait rapidement connaître des parfumeurs. Appelé sous les drapeaux en 1914, Léon fait venir son frère Xavier de Lyon pour prendre la direction de l'entreprise de Vernier et y développer les affaires familiales. Ce dernier se fixe définitivement à Genève en 1917 où il achète un hôtel particulier à l'angle de la rue de la Cloche et du quai du Mont-Blanc. En 1938, il acquiert à la famille Tronchin, le domaine de Bessinge avec son contenu, propriété de 50 hectares situé à l'emplacement de l'actuel golf de Cologny.

Après la guerre, Léon s’installe à Paris et le succès de la maison Givaudan va s’étendre largement au-delà des frontières francosuisses: les succursales fleurissent en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, aux Etats-Unis, au Brésil...

Entrepreneurs érudits, les deux frères sont de fins connaisseurs de l’art du XVIIIe siècle français. Leur fortune leur permet de rassembler des pièces d’exception, souvent par l’intermédiaire de grands marchands qui les conseillent et les aiguillent dans leurs choix. Ainsi, par exemple, Jacques Seligmann & Fils à Paris, qui comptait parmi Camondo, le baron Edmond de Rothschild, ou encore Henry Frick, fait acquérir à Xavier une magnifique paire de candélabres attribuée à Rémond (lot 591) et conseille les deux frères pour des achats de tableaux, notamment ceux de Hubert Robert (lots 803 et 804) à la galerie Charpentier... En témoignent les factures de Seligmann et les notes conservées dans les archives familiales.

Xavier décède en 1966, il lègue alors sa fabuleuse collection de tabatières en or serties d’émaux et de pierres précieuses du XVIIIe siècle au musée d’Art et d’Histoire de Genève et reçoit la même année, la médaille Genève reconnaissante en remerciement de toutes ses actions philanthropiques effectuées dans le canton.

Tous les lots marqués en bleu dans ce catalogue proviennent des collections de Xavier et Léon Givaudan, (le premier ayant hérité d'une partie des biens de son jeune frère mort en 1936), puis par héritage jusqu'aux propriétaires actuels.

Une sélection de sa bibliothèque du XVIIIe siècle sera mise en vente lors de notre prochaine vacation de livres anciens en juin 2017.

Les archives de la famille fournissent de nombreuses notes et factures offrant une traçabilité des objets s’étendant parfois sur près de deux siècles et établissent la provenance tout à fait exceptionnelle de la plupart des biens de cette collection. Ainsi, l'historique des sanguines de Hubert Robert (lots 803 et 804) se lit sans discontinuer depuis leur héritage par la veuve de l'artiste jusqu'à nos jours. De même, nous avons pu retracer toute l’histoire du tableau de Boilly (lot 793) depuis 1818 - soit moins de 12 ans après sa création vers 1807 - jusqu’à aujourd’hui.

Tous les lots marqués en bleu dans le catalogue (et sa version pdf) proviennent des collections de Xavier et Léon Givaudan.

Cette notice historique accompagnée de photos se retrouve aux pages 104-105, 156 et 158 du catalogue papier (ansi que sur le e-catalogue ou PDF).

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